Festival Rock en Seine

du 24 au 26 août 2018

De Terrenoire à Djam et MNNQNS, 7 jeunes pousses à découvrir à Rock en Seine

Mis à jour le 23/08/2018 à 11H51, publié le 23/08/2018 à 11H48
Ambiance à Rock en Seine.

Ambiance à Rock en Seine.

© Victor Picon

Ils sont jeunes et ils vont mettre le feu à Rock en Seine. Cette année, une douzaine de groupes de tous horizons s'apprête à tout donner sur l'Avant Seine et l'espace Île-de-France : ce sera pour la plupart leur baptême du feu. Parmi ces artistes prometteurs encore méconnus se trouvent sans doute quelques stars de demain. En voici sept à suivre pour commencer.

Terrenoire
nostalgie sans espoir
Influencés par Radiohead, Bashung ou encore Prince, les deux frères de Saint-Etienne Raphaël et Théo amènent avec eux une musique à mi-chemin entre l'électro et la chanson à texte. Leur univers, c'est le quartier de leur enfance, ces lotissements sans histoires où s'enchaînent les générations d'ouvriers. Et bien sûr, la terre noire, le charbon, qui donne son nom au groupe. Mais la terre noire, c'est aussi le terreau foisonnant où s'accroche une musique éthérée, mystique, qui, quelquefois fleure bon le désespoir.
Quand ? Vendredi 24 août à 15h30 sur la scène de l'Industrie
Page Facebook : https://www.facebook.com/TerrenoireLaVieLaMort/

MNNQNS
post-punk renaissant
Difficile d'aller au Pays de Galles et d'en revenir musicalement indemne. Pour Adrian, MNNQNS (prononcer "mannequins"... avec l'accent !) a commencé en 2013 à Cardiff, lors d'un échange universitaire. A force d'écumer les salles, c'est le déclic, ou plutôt "le gros pavé dans la gueule" pour ce Rouennais de 24 ans, qui poursuit son chemin artistique à son retour en France. Désormais bien entouré et signé sur le label anglais Fat Cat, le chanteur et guitariste Adrian mélange avec son groupe des influences pop et post-punk dans un nouvel EP sorti en avril 2018, "Advertisment".
Quand ? Vendredi 24 août à 17h05 sur la scène de l'Industrie
Page Facebook : https://www.facebook.com/mnnqns/
Psychotic Monks
de bruit et de fureur
Enivrants, entêtants, suintants. Les épithètes ne manquent pas pour qualifier ce groupe alternatif issu de la scène indé parisienne. Loin d'être aussi chaotiques que leur nom le laisserait penser, le quatuor ménage ses effets et alterne les périodes de calme et les moments de fureur à grands coups de voix déchiquetées. Avis aux amateurs de grosses guitares électriques : vous n'avez aucune excuse pour manquer le concert des moines samedi sur la scène de l'Industrie.
Quand ? Samedi 25 août à 15h30 sur la scène de l'Indusrtie
Bandcamp : https://thepsychoticmonks.bandcamp.com/
Malik Djoudi
suave électro
Il avait séduit le public en 2017 avec "Sous garantie", le morceau phare de son premier album, "UN", et le clip qui l'accompagnait. Sa voix androgyne et ses textes délicats touchent juste à tous les coups depuis un an déjà. Depuis sa ville natale de Poitiers, Malik Djoudi est entré dans la cour des grands avec humilité et douceur. Mais sa maîtrise ne suffit pas à dissimuler une voix à la puissance insoupçonnée, qu'on espère bien redécouvrir ce week-end.
Quand ? Samedi 25 août à 17h05 sur la scène de l'Industrie
Site : https://malikdjoudi.com/
Djam
du Sahara à la Jamaïque
Prenez un jeune musicien algérois. Nourrissez-le de musiques urbaines et d'airs gnawas, ces confréries mystiques sub-sahariennes. Laissez mûrir quelques années et vous obtenez Ahmed Djamil Ghouli, DJAM pour les intimes. Empruntant aux airs traditionnels africains, mais aussi au reggae et à la funk, sa guitare gavée de groove n'a pas peur d'aborder les maux de la société algérienne. Installé en France depuis plusieurs années, il régalera les oreilles de ceux et celles qui fuient la rentrée. Vous reprendrez bien un peu de soleil ?
Quand ? Vendredi 24 août à 18h, scène Île-de-France
Site : http://djam-djam.com/
Moussa
la carte mystère
Le moins qu'on puisse dire de Moussa, c'est qu'il cultive le mystère. Avare de mots sur les réseaux, cet autodidacte s'est essayé à tous les instruments avant de se lancer dans une éléctro qui fleure bon le fait-maison. Si pour l'instant on ne connaît de ce Nantais de 24 ans que l'entêtant "Cabrioli", on devine derrière ses textes simples et ses jeux de mots nonchalants un artiste qui ne demande qu'à éclore. Reste à voir ce que l'énigmatique Moussa réserve à son public lors de son concert de samedi soir !
Quand ? Samedi 25 août à 20h15, scène Île-de-France
Instagram : https://www.instagram.com/moussafennira/
Sein
rap réveillé
Les benjamins de cette sélection n'ont que 18 et 19 ans. Ce duo de rap parisien s'est formé dans un lycée du 11e arrondissement en 2015, et leur énergie leur a depuis ouvert toutes les portes. Plus énervés qu'un écureuil sous speed, les deux garçons ont déjà sorti plusieurs clips sur Youtube, ainsi qu'un EP, "Sein la vie" en décembre 2017, où rimes et punchlines s'enchaînent à un rythme affolant. Véritables remèdes à la déprime, chacun de leur morceaux est une pépite d'électro dansante, aux textes riches mais sans prétention. Un coup de fouet qui ne se refuse pas en ce dernier week-end d'août (oui, déjà).
Quand ? Dimanche 26 août à 19h15 sur la scène Île-de-France
Page Facebook : https://www.facebook.com/seinlavie/