Alain Bashung : écoutez le second extrait de son album posthume "En amont"

Mis à jour le 19/11/2018 à 15H52, publié le 13/11/2018 à 11H12
Alain Bashung lors de l'un de ses quatre concerts à l'Olympia en juin 2008 pour la sortie de son dernier album "Bleu pétrole".

Alain Bashung lors de l'un de ses quatre concerts à l'Olympia en juin 2008 pour la sortie de son dernier album "Bleu pétrole".

© Villard / SIPA

A quelques jours de la sortie du premier album posthume d'Alain Bashung, "En amont", un nouvel extrait vient d'être dévoilé. Il s'agit de "Elle me dit les mêmes mots", une chanson dont les paroles ont été écrites par Daniel Darc. Ecoutez.

Presque dix ans après sa mort survenue le 14 mars 2009, la voix si particulière d'Alain Bashung est de retour avec l'album "En amont", attendu le 23 novembre. Ce disque regroupe onze chansons inédites d'Alain Bashung, onze titres non retenus pour "Bleu Pétrole", le dernier album paru de son vivant, en 2008.

Les textes et/ou la musique sont signés de différents artistes tels que Daniel Darc, Doriand, Raphaël ou Dominique A, auteur du très émouvant premier single "Immortels".

Daniel Darc a écrit les paroles de "Elle me dit les mêmes mots". 
Ecoutez le morceau en entier sur ce player Deezer

Des paroles un peu ambiguës :
"J’t’aimais tellement mieux / Quand t’allais mal / J’t’aimais tellement mieux / Quand t’étais pâle"
"Ça t’allait bien mieux / Quand autrefois / Tu virais au bleu / Moi, j’trouvais ça tellement charmant / Très émouvant"
"Pourquoi as-tu donc changé ? / Tu ressemblais tant à un ange / Un ange brisé"
"Elle me dit les mêmes mots / Quand la nuit est là / Elle s’maquille un peu trop / Rajuste ses bas / Et puis elle s’en va"

La réalisatrice de l'album Edith Fambuena a injecté de la lumière sur ce titre

C'est à la musicienne Edith Fambuena, qui avait travaillé sur "Fantaisie militaire" et en particulier sur "La nuit je mens", qu'ont été confiées les clés de la réalisation de cet album posthume. Un travail délicat de nettoyage et d'habillage de ces chansons laissées en chantier, qui l'a aussi conduit à se poser des questions sur les textes, et notamment sur celui-ci, comme elle nous l'a confié.

"Je me suis dit mais comment peut-on dire à quelqu’un "j’allais mieux quand tu allais mal" ? Mais ni Daniel Darc ni Alain Bashung ne sont plus là pour nous expliquer la métaphore… Alors j’ai pris le parti de démarrer sur un truc positif : je l’ai mis dans une bagnole, j’ai mis de l’air dans ses cheveux. Je ne l’ai surtout par "Darc-ifié". J’ai injecté au contraire de la lumière. Mais je n’ai pas voulu faire de l’esthétisme. Parce que, pour le coup, il n’y a que Daniel Darc qui pouvait faire cet esthétisme particulier, bien à lui. J’ai surtout fait en sorte que ce soit un peu plus joyeux."