Festival Rock en Seine

du 24 au 26 août 2018

Retour sur 5 moments punk de Rock en Seine 2018

Mis à jour le 29/08/2018 à 18H21, publié le 28/08/2018 à 16H39
Esprit punk fiévreux, King Gizzard and The Lizard Wizard ont mis la tête à l'envers à Rock en Seine.

Esprit punk fiévreux, King Gizzard and The Lizard Wizard ont mis la tête à l'envers à Rock en Seine.

© Olivier Hoffschir

Cette année, en dépit de la polémique sur le supposé "trop de rap à Rock en Seine", le festival a beaucoup laissé parler la furia punk. Du punk siphonné des IDLES à la reprise bienvenue de RATM par The Regrettes en passant par le slam dans la foule de MNNQNS et le gros pogo improvisé devant les King Gizzard, les festivaliers se sont pris une réjouissante volée de baffes rock'n'roll.

IDLES
Gros boxon à l'anglaise
Les Anglais de Idles, au top du foutoir punk de Rock en Seine 2018.

Les Anglais de Idles, au top du foutoir punk de Rock en Seine 2018.

© Christophe Crenel pour RES
Le show du groupe britannique Idles était l'un des plus beaux boxons qu'il ait été donné de voir aux festivaliers de Rock en Seine. Musiciens en slam, fans à la guitare électrique, reprise de Mariah Carey, les mauvais garçons de Bristol ont coché toutes les cases de la déglingue. Pour le plus grand plaisir de leurs fans. Regardez successivement ci-dessous les 2 guitaristes continuer à jouer portés par la foule et finir par s'embrasser, puis, en dessous le guitariste en mode lâchage total avec les cymbales.

MNNQNS
Le slam du chanteur dans la foule
MNNQNS ont réveillé le public de Rock en Seine avec une bonne attitude destroy et les sons qui vont avec ! (Voir notre interview de MNNQNS en vidéo ainsi qu'un slam d'anthologie capturé durant le concert à Rock en Seine)

	 

MNNQNS ont réveillé le public de Rock en Seine avec une bonne attitude destroy et les sons qui vont avec ! (Voir notre interview de MNNQNS en vidéo ainsi qu'un slam d'anthologie capturé durant le concert à Rock en Seine)  

© Medhi Weber
Ils sont Rouennais mais leurs inspirations viennent du Pays de Galles. Adrian, le fondateur du groupe, y a passé une année en échange universitaire. Il y a surtout écumé les pubs et salles de concert. Résultat : un vrai coup de foudre pour le punk rock survolté des groupes gallois et l'envie de ramener un peu de cette atmosphère en Normandie. Avec Marc, Félix et Grégoire, le reste du quatuor de "MNNQNS", ils s'inspirent aussi du rock des années 70 américaines, notamment celui qu'on jouait au célèbre club de Manhattan, le CBGB, incarnée par "The Ramones" ou "Television". Sur scène, la voix d'Adrian déraille, les riffs des guitares sont acérés, la batterie va-t-en-guerre, et l'état d'esprit résolument punk. Puis, il se jette dans la foule : regardez.
Retour sur 5 moments punk de Rock en Seine 2018 Retour sur 5 moments punk de Rock en Seine 2018
The Regrettes
La reprise de RATM qui tue
La chanteuse Lydia Night s'est presque autant amusée que son public

La chanteuse Lydia Night s'est presque autant amusée que son public

© Olivier Flandin / FTV

Les trois filles (et le garçon) des Regrettes sont venues à Rock en Seine représenter le punk rock ensoleillé, pétillant et péchu de la côte californienne. Avec des chansons comme "Come Through" et "Seashore", le groupe balance une révolte féministe et jubilatoire à laquelle le public a répondu "présent !" en masse. Cerise sur le gâteau, la reprise de l'hymne punk "Killing in the Name" du groupe Rage Against the Machine, qui a mis tout le monde d'accord.


King Gizzard
Le furieux pogo
Homme ou clébard mal léché ? Stu MacKenzie, leader de King Gizzard, à Rock en Seine 2018.

Homme ou clébard mal léché ? Stu MacKenzie, leader de King Gizzard, à Rock en Seine 2018.

© Olivier Hoffschir

Les King Gizzard and the Lizard Wizard ont la réputation de déclencher des pogos à chaque concert. Et comme vous pouvez le voir ci-dessous, ça n'a pas manqué, samedi à Rock en Seine. Ce prolifique groupe australien a choisi dans sa discographie variée un set des plus énervés. Mené par leur leader, un Stu Mackenzie survolté, entre grand écart impressionnant et acrobaties en tout genre, leur rock psyché et enflammé a secoué les festivaliers.

Fat White Family
Le trash débraillé
Lias des Fat White Family, la chevelure en flammes en mode "Super Saiyan".

Lias des Fat White Family, la chevelure en flammes en mode "Super Saiyan".

© Olivier Hoffschir
Si cette fois, le charismatique chanteur Lias Kaci Saoudi n'a pas fini torse-nu comme en 2014 exactement au même endroit, il a gardé cette dégaine déglinguée qui fait tout son charme. Une bière à la main, il s'est agité avec une classe débraillée et obscène, samedi soir sur la Scène du Bosquet. Leur rock sulfureux, puissant, furieux, transpire la noirceur. Si le punk est une attitude, Fat White Family en est certainement le digne représentant.