Jay-Z répond à ses détracteurs républicains par une chanson

Par @Nijikid Journaliste, responsable de la rubrique Rock-Electro-Rap de Culturebox
Mis à jour le 11/04/2013 à 17H20, publié le 11/04/2013 à 16H33
Quand Jay-Z est mécontent, ça barde ! Ici en septembre 2012 sur scène à Brooklyn.

Quand Jay-Z est mécontent, ça barde ! Ici en septembre 2012 sur scène à Brooklyn.

© Evan Agostini/AP/SIPA

Depuis quelques jours, Jay-Z est au centre d'une double polémique aux Etats-Unis (voir détails ci-dessous). S'il est un homme d'affaires avisé, Hov comme on le surnomme, reste avant tout un poids lourd du rap. Et que fait un rappeur attaqué ? Il répond en rimes et règle ses comptes sans traîner. "Open Letter", qu'il vient de diffuser (à écouter ci-dessous), en fait la démonstration éclatante.

Les deux polémiques 
Jeudi dernier, Jay-Z s'est rendu avec son épouse Beyoncé à Cuba, à l'occasion de leurs cinq ans de mariage. Deux députés Républicains lui ont aussitôt cherché des poux dans la tête, en vain, mettant en cause la légalité de ce voyage (la loi américaine interdit de se rendre dans ce pays sous embargo économique sans autorisation). Le voyage a depuis été déclaré légal.

Si les republicains s'en sont pris à Jay-Z et Beyoncé, c'est sans doute car le couple, familier de la Maison Blanche, est devenu un symbole du camp démocrate en tant que soutien indéfectible à Barack Obama.

Jay-Z est par ailleurs l'objet de vives critiques pour la rumeur qui lui prête la volonté de vendre ses parts dans l'équipe de basket Brooklyn Nets (0,07%) afin de développer son agence de management sportif Roc Nation Sports. Jay-Z deviendrait bientôt agent certifié pour des joueurs de baseball, football américain puis basket-ball. La chanson et les paroles
Que dit ce morceau produit par Swizz Beatz et Timbaland ?

"Politicians never did shit for me/ Except lie to me, distort history" (Les politiciens n'ont jamais rien fait pour moi, à part me mentir et distordre l'histoire)

"They wanna give me jail time and a fine - Fine, let me commit a real crime" (Ils veulent m'envoyer en prison et me faire payer une amende - Bien, laissez-moi commettre un vrai crime)

'I woulda moved the Nets to Brooklyn for free/ Except I made millions off you fucking dweebs/ I still own the building, I'm keeping my seats/ You buy that bullshit, you better keep your receipts" (j'aurais pu transférer les Nets à Brooklyn gratuitement (Jay-Z a fait déménager les Nets de New Jersey à Brooklyn dont il est originaire), sauf que j'ai fait des millions sur votre dos bande de crétins, le bâtiment m'appartient encore, je garde mes sièges, vous croyez ces conneries, vous avez intérêt à garder les factures (jeu de mots sur buy = acheter = croire)). 

Au final, Jay-Z  prouve que si l'on a pris l'habitude de le voir en smoking et noeud pap à la Maison Blanche et durant les cérémonies, il sait toujours montrer les dents et s'emparer avec brio du micro dès qu'il revisse sur le crâne sa casquette de rappeur.