Sting & Shaggy : avis de brise jamaïcaine sur les festivals

Publié le 04/07/2018 à 17H32
Le vétéran du pop rock Sting et son complice, le roi du dancehall Shaggy.

Le vétéran du pop rock Sting et son complice, le roi du dancehall Shaggy.

© DR

Le pop-rockeur Sting associé à la superstar du dancehall Shaggy, c'est le duo le plus ensoleillé de l'été. Après la sortie de leur album de reggae-pop "44/876" au printemps, le tandem est en tournée en France avec notamment une halte acoustique exceptionnelle au Fnac Live vendredi 6 juillet.

Un duo moins improbable qu'il n'y paraît

Aussi inattendue qu'elle puisse paraître, l'association entre Sting, 66 ans, et Shaggy, 49 ans, tombe sous le sens tant la musique de Sting, en particulier le rock de son groupe The Police, a puisé aux sources du reggae.

Cette aventure commune entre l'Englishman et le chanteur jamaïcain de "Boombastic" a débuté il y a deux ans lorsque Martin Kierszenbaum, manager de Sting et directeur artistique de Shaggy, a fait le lien. Après avoir entendu une démo de "Don't Make Me Wait" sur laquelle travaillait Shaggy, Sting lui a proposé de chanter dessus.

Le courant est si bien passé entre les deux hommes que cette chanson est devenue le premier single d'un album de 12 titres mis en boîte dans la foulée à New York où ils résident tous deux une bonne partie de l'année.

Un hommage à la Jamaïque très estival

Ce disque est une déclaration d'amour à la Jamaïque, où Sting a écrit dans le passé quelques uns de ses plus beaux tubes ("Every Breath you take" notamment), dans son ancienne maison acquise au nord de l'île.

"44/876" est surtout plein de "positive vibrations" et de volupté carribéenne. Un peu lisse et convenu, certes, mais bien ficelé et idéal l'été pour onduler au coucher du soleil, entre un plongeon et une petite sieste dans le hamac.

La sauce prend entre le crooner et le toasteur

"44/876", le morceau titre, qui correspond aux indicatifs téléphoniques de l'Angleterre et de la Jamaïque, scelle leur amitié transatlantique sur un rythme enjoué dans lequel Sting rêve de quitter la patrie du Brexit et de nager dans les eaux douces de la Jamaïque.

Tous les titres basés sur des grooves classiquement reggae sont impeccables, comme "To Love And Be Loved" et "Sad Trombone". La sauce prend bien aussi sur le premier single "Don't Make Me Wait", où Sting répond par la douceur aux dribbles raggamuffin de Shaggy, ou sur "22nd Street" où le Jamaïcain, surtout connu pour ses sous-entendus salaces ou enfumés, prend ses accents les plus enjôleurs de loverman pour accompagner la langueur de Sting.

Mais le duo est à son summum de symbiose sur "Just One Lifetime", entre le crooning élégant de l'un et le toasting chaloupé du second.

En version acoustique au Fnac Live

Sur scène, les deux musiciens alternent chansons communes et titres puisés dans leurs répertoires respectifs, comme "Angel" et "It Wasn't Me" du roi du dancehall ou "Every Breath You Take" et "Message In A Bottle" de Sting, Shaggy ponctuant ces hits inusables de ses onomatopées à la "bibdi bong heee".

Au festival Fnac Live, vendredi 6 juillet à Paris, Sting & Shaggy se produiront en configuration acoustique dans un des salons de l'Hôtel de ville. Lors de ce bref concert (30 à 40 mn) très attendu, Sting jouera de la basse et de la guitare acoustique et sera soutenu par son fidèle guitariste Dominic Miller. Il sera entouré au micro de Shaggy et de deux choristes. Venez en tenue légère : sous les lourds lustres et les moulures de la Mairie de Paris, ce sera déjà Paris plage (qui débute le lendemain).


Sting & Shaggy en tournée
Sting et Shaggy sont en concert le 6 juillet à Paris (festival Fnac Live, gratuit mais il faut retirer ses places sous ce lien), le 10 juillet à Cannes, Le 16 juillet à Vienne (Théâtre antique), le 17 juillet à Nîmes (festival de Nîmes), 22 juillet à Saint-Julien-en-Genevois (festival Guitare en Scène).