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Par Laure Narlian et Gilles Scarella @Culturebox

Jacques, Run The Jewels, BadBadNotGood : les photos de samedi au Pitchfork

Publié le 06/11/2017 à 20H04

La fantaisie du Géotrouvetout de l'électronique Jacques, la pertinence des rappeurs américains Run The Jewels, l'excellence des jeunes jazzmen canadiens BadBadNotGood, l'électronique intrigante de The Blaze, la prometteuse chanteuse de R&B bretonne Sônge : ils étaient tous sur scène samedi au festival Pitchfork 2017. Retour en images.

  • L'espoir du R&B Sônge et ses luminettes au Pitchfork 2017
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    L'espoir du R&B Sônge et ses luminettes au Pitchfork 2017
    Elle vient de Quimper mais, avec ses luminettes, son imper transparent et les lumières bleutées, on la croirait tout droit sortie du futur, ou d'un songe afro-futuriste de Sun Ra. Seule avec son clavier et son micro, Sônge fait souffler un vent de fraîcheur créative sur le R&B d'ici.
    © Gilles Scarella / FTV
  • La facette plus Beyoncé de Sônge au Pitchfork 2017
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    La facette plus Beyoncé de Sônge au Pitchfork 2017
    Toutes ses chansons aux nappes de synthé old school ne font pas encore grimper aux rideaux, mais une grosse poignée comme "I Come From Pain",  "Now" ou "What Happened", laissent entrevoir de beaux lendemains. Surtout lorsque Sônge pousse soudain sa voix dans les aigus, comme on ne l'avait jamais entendue. A suivre de près. 
    © Gilles Scarella / FTV
  • Le Britannique Tom Misch au Pitchfork 2017
    03 /16
    Le Britannique Tom Misch au Pitchfork 2017
    Entouré d'un talentueux violoniste et de trois autres musiciens, le Londonien Tom Misch, au micro et à la guitare, déploie son agréable jazzy soul. On pense à George Benson mais sans la flamme. Trop convenu. Seule la saxophoniste et soeur du leader, invitée sur scène, apportera un peu de mordant. Dommage que son complice Loyle Carner, qui passe en face juste après, ne soit pas venu au micro sur "Crazy Dream", sur lequel il fait merveille.
    © Gilles Scarella / FTV
  • Loyle Carner au Pitchfork 2017
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    Loyle Carner au Pitchfork 2017
    Le rappeur londonien Loyle Carner, auteur d'un magnifique album "Yesterday's Gone" en début d'année, a encore dû perdre quelques litres de sueur samedi : sur scène, il travaille à l'énergie, avec un phrasé à cent à l'heure au savoureux accent cockney. Comme à chaque concert, il agite frénétiquement tout du long un maillot de football en hommage à son beau-père disparu, qui "aimait beaucoup la France et parlait français couramment", nous apprend-il. Il parle souvent entre les morceaux, explique le contenu de "Florence", la chanson pour la petite soeur qu'il n'a jamais eue. Et s'emporte contre le Brexit : "Fuck Brexit cause we're Europeans". 
    © Gilles Scarella / FTV
  • Loyle Carner et son dj rappeur au Pitchfork 2017
    05 /16
    Loyle Carner et son dj rappeur au Pitchfork 2017
    Loyle Carner est excellent, mais il faut aussi rendre hommage à ses producteurs et beatmakers, experts à dénicher de magnifiques samples de jazz et de gospels pour ses boucles sonores. Le jeune rappeur présente en tout cas son Dj, Rebel Kleff, comme son meilleur ami et souligne qu'il rappe aussi, ce qu'il démontre aussitôt avec un magnifique duo. Il y en aura d'autres ce soir, en particulier l'explosif "NO CD" en final.
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  • Jacques et sa haie de drapeaux internationaux au Pitchfork 2017
    06 /16
    Jacques et sa haie de drapeaux internationaux au Pitchfork 2017
    Ce soir, Jacques a niché ses machines et son bric-à-brac au milieu de plusieurs rangées de drapeaux de tous les pays. Une façon de signifier son côté internationaliste, lui qui a justement sorti début juillet une version polyglotte de son hit "Dand la radio".
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  • Jacques trône au-dessus de ses drôles de machines au Pitchfork 2017
    07 /16
    Jacques trône au-dessus de ses drôles de machines au Pitchfork 2017
    On ne présente plus Jacques, le Géotrouvetout de l'électronique. Il entend de la musique partout et en fait avec tout ce qui lui tombe sous la main. Au Pitchfork, il lui sera apporté successivement un bocal à poissons, une cage en métal, un ballon, un ventilateur. Qu'il s'empressera d'exploiter au plan sonore. 
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  • Jacques fait chanter son peigne au Pitchfork 2017
    08 /16
    Jacques fait chanter son peigne au Pitchfork 2017
    Son style ludique et ingénieux fascine mais il a cependant ses limites. Son côté jusqu'au boutiste le pousse à improviser vraiment. Or le côté répétitif et sans queue ni tête du set s'avère lassant au bout d'un moment, surtout quand il s'avise de pousser des gémissements au micro. On le retrouvera néanmoins avec la même curiosité la prochaine fois, car chaque concert de Jacques est différent.  
    © Gilles Scarella / FTV
  • BadBadNotGood au Pitchfork 2017
    09 /16
    BadBadNotGood au Pitchfork 2017
    Le quatuor de jazz canadien BadBadNotGood s'est fait connaître du grand public grâce à ses collaborations dans le monde du hip-hop. Mais ce soir, les quatre jeunes musiciens ne font nulle concession à cet aspect de leur répertoire. Le set est purement jazz. Moderne, emprunt d'influences diverses, mais jazz. Et d'excellence. 
    © Gilles Scarella / FTV
  • Le batteur et leader de BadBadNotGood au Pitchfork 2017
    10 /16
    Le batteur et leader de BadBadNotGood au Pitchfork 2017
    BadBadNotGood est sans doute un groupe très démocratique. Mais une figure de leader s'en dégage néanmoins : celle du batteur Alexander Sowinski. Nerveux, d'une précision diabolique dans les dynamiques mais jamais mécanique. C'est lui qui s'adresse régulièrement au public, lui qui fait des pauses dans l'ombre pour faire des étirements et des pompes (!), lui qui danse en battant des bras, en short et baskets, et invite le public à faire de même. Lui enfin qui semble mener la danse et faire office de chef d'orchestre.
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  • Le clavier inspiré de BadBadNotGood au Pitchfork 2017
    11 /16
    Le clavier inspiré de BadBadNotGood au Pitchfork 2017
    Les quatre musiciens sont vraiment des bêtes dans leur domaine. Le saxophoniste Leland Whitty, dernier à avoir rejoint le groupe, est estomaquant dans la modulation des phrasés qu'il tient sur des longueurs record. Sur "Chompy's Paradise" il est à pleurer. Aux claviers, Matthew A.Tavares est un musicien aussi véloce qu'inspiré. Quant au bassiste Chester Hansen, il varie les plaisirs, sonnant différemment d'un titre à l'autre, plus groovy ici, plus raide là. Dans le public, on a vu beaucoup de jeunes musiciens "prendre des notes"...
    © Gilles Scarella / FTV
  • La rappeuse Princess Nokia samedi au Pitchfork 2017
    12 /16
    La rappeuse Princess Nokia samedi au Pitchfork 2017
    La rappeuse américaine Princess Nokia a eu beau interpeller les premiers rangs et cavaler de long en large, quelque chose a manqué tout du long à ce concert. Même son hit "Tomboy" (garçon manqué) n'avait pas le panache du disque. Eteint par de mauvais réglages ?Dommage pour cette militante féministe pleine d'énergie. 
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  • Killer Mike et El-P de Run The Jewels au Pitchfork 2017
    13 /16
    Killer Mike et El-P de Run The Jewels au Pitchfork 2017
    On les a vus exactement au même endroit il y a deux ans, mais on ne s'en lasse pas. Killer Mike et El-P,  alias Run The Jewels, restent les joyaux du rap américain. De retour avec un troisième album toujours aussi pertinent et réussi, "Run The Jewels 3" sorti à Noël 2016, ils ont offert un de ces concerts explosifs, drôles et engagés, dont ils ont le secret. 
    © Gilles Scarella / FTV
  • Run The Jewels sous leur emblème version gonflable au Pitchfork 2017
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    Run The Jewels sous leur emblème version gonflable au Pitchfork 2017
    Croisant leurs rimes politiques autant que potaches sous leur emblème - deux mains de zombies se braquant l'une l'autre - Killer Mike et El-P ont surtout joué des titres de leur dernier album, lardé de titres plus anciens.  "Talk to me", "Legend has it", "Stay Gold" ou "Down" ont ainsi croisé "Oh My Darling don't Cry", "Close your eyes and Count to Fuck", de leur second album ou "36 inch chain" extrait du premier. Les deux rappeurs se sont arrêté pour parler à plusieurs reprises,notamment pour rappeler que les mains balladeuses sur les filles ne seraient pas tolérées à leur show. Mais aussi pour dire leur solidarité avec Paris et appeler à "continuer à se battre et rester forts".
    © Gilles Scarella / FTV
  • The Blaze face à face au Pitchfork 2017
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    The Blaze face à face au Pitchfork 2017
    Jonathan et Guillaume Alric, alias The Blaze, connus pour leurs clips cinématographiques et leur électro libre, aussi rêveuse qu'intrigante, entamaient samedi soir la nuit électronique du Pichfork festival. Ils étaient attendus : le public débordait pour leur set live.
    © Gilles Scarella / FTV
  • The Blaze a conquis la foule au Pitchfork Festival Paris 2017
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    The Blaze a conquis la foule au Pitchfork Festival Paris 2017
    Avec un dispositif aussi simple qu'ingenieux - deux écrans disposés en pointe qui s'écartent après 10 mn laissant apparaître le duo face à face sur ses machines et ses micros - The Blaze a réussi à tenir en haleine le public avec une poignée de titres. La magie a opéré, le tandem gagnant au passage le coeur de nouveaux admirateurs. Vivement la suite !
    © Gilles Scarella / FTV