Laissez-vous enchanter par la pop folk rayonnante de Barton Hartshorn

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Rédacteur en chef adjoint de Culturebox

Mis à jour le 25/02/2018 à 20H02, publié le 21/02/2018 à 18H38
Barton Harsthorn

Barton Harsthorn

© Geoff Pe

L'Anglais Barton Hartshorn a eu deux vies musicales. La première sous son vrai nom, Duncan Roberts, avec le groupe français Dictafone. La seconde comme une renaissance, sous son nom actuel, pour nous offrir un album pop folk très inspiré. "I died of boredom and came back as me", sorti la semaine dernière, nous fait plonger avec délice dans l'ambiance de la côte ouest américaine.

Il s'appelle Duncan Roberts. Pour ceux qui connaissent le groupe Dictafone, ce n'est pas un inconnu, il en était le leader. Un groupe français qui sonnait british grâce à lui, et qui a commis un album encensé par la critique : "Home".

Et puis Duncan Roberts a choisi de partir un an en Australie. Là-bas, il fait... le batteur pour Angus Stone et Gossling. Quand il n'est pas aux fourneaux dans des restaurants de Melbourne. Là, entre deux plats, il griffonne des paroles de chansons. 

Le nom de son village natal

Cette expérience du bout du monde va opérer un changement en lui, le faire se retourner vers son passé pour mieux aborder un autre avenir. C'est là que lui vient l'idée de changer d'identité. Le nom du village anglais de son enfance Barton Hartshorn sonne alors comme une évidence. De cette année sabatique, il va aussi rapporter dans ses valises les chansons griffonnées au hasard de son périple, et va les rassembler sous un titre évocateur : "I Died of Boredom and Came Back as Me" (Je mourrais d'ennui et un nouveau moi a vu le jour).

Enchanteur

Disons le d'emblée cet opus est enchanteur, à l'image du premier titre "Everything Is Better Than Before" qui dévoile clairement l'état d'esprit de notre homme. On est immédiatement transporté... outre Atlantique. Dès les premiers accords de guitare accoustique, les premières notes d'harmonica sur lesquelles se posent la magnifique voix de Barton Harsthorn, on baigne dans l'ambiance pop folk de la côte ouest. 
On sent très vite que l'artiste a été élevé aux sons des seventies. Et ce n'est pas "From Wishing" avec ses chorus à la Eagles qui nous contredira.
Accompagné des excellents Jérémy Morice à la guitare, Karim Benaziza à la batterie et Vincent Guibert à la basse, Barton Harsthorn a enregistré son album dans un moulin à eau reconverti en studio près... d'Angers. Onze chansons en six jours, autant de pépites, comme "Something This Bright Should Explode", où la voix n'est pas sans rappeler un certain Lloyd Cole. 

Après un très inspiré passage par un "Budapest hotel" et le "steely danien", "Do it yourself" la ballade enchantée se poursuit dans la même ambiance. Avant de conclure avec "Seven sisters", Harton Bartshorn choisit de se retourner sur le passé pour n'en retenir que le meilleur avec "Looking back for the best". 

Barton Hartshorn a coutume de dire que rien ne pousse sans racines. Ses racines musicales que sont les légendaires Steely Dan, The Eagles et Rickie Lee Jones devraient lui permettre de bien grandir pour s'installer pour de bon dans le paysage pop folk actuel. 

pochette album Hartshorn © Jean-Baptiste Longuet


La pochette de l'album est signée de l'artiste français Jean-Baptiste Longuet.