Faux titres de Michael Jackson : Sony Music nie toute responsabilité

Mis à jour le 26/08/2018 à 13H02, publié le 26/08/2018 à 13H01
Michael Jackson en 1997 au stade Gerland à Lyon.

Michael Jackson en 1997 au stade Gerland à Lyon.

© PASCAL GEORGE / AFP

Après des années de rumeurs, la vérité éclate enfin pour les plus grands fans de Michael Jackson qui ont désormais la confirmation que trois des titres de l’album posthume de la star ont été interprétés par quelqu’un d’autre. Devant la justice, Sony Music a reconnu ne détenir aucune preuve de l’authenticité des chansons mais dément son implication et s’estime victime du producteur et de l’auteur.

Simon Cohen, fan français de Michael Jackson, en était persuadé depuis des années. La voix sur trois chansons de l’album posthume sorti un an après sa mort, n’est pas celle du roi de la pop. Un sentiment partagé par de nombreux autres fans à travers le monde (mais aussi par la mère du chanteur Katherine Jackson) et dont certains tentaient depuis de prouver la supercherie.

Sur les 10 titres présents sur l’album "Michael" soi-disant enregistrés par la star avant son décès, trois seraient en fait interprétés par une doublure voix (un imposteur vous diront les fans), "Keep Your Head Up", "Monster" et "Breaking News". Les groupes de fans demandent de leur côté que le nom de Michael Jackson ne soit plus associé à ces morceaux, et qu’ils soient retirés de l’album.

Reportage : P. Rozenberg / O. Labalette / P. Gibault / L. Gautier / D. Dubly / A. Brodin

Procès historique

C’est l’une des fans du chanteur, Vera Serova qui a saisi dès 2014 la justice américaine et fait appel à un expert du son qui a confirmé les soupçons. Des producteurs proches de Mickael Jackson, les frères Cascio et l’auteur James Porte sont soupçonnés d’avoir fabriqué ces trois chansons dans le garage d’Eddie Cascio en 2007. Selon une information du site musical américain Hiphop-n-more, Sony Music aurait finalement reconnu la tromperie devant les juges de la Cour d’appel de Californie le 21 août dernier.

Mais vendredi, l'avocat de Sony Music a publié une déclaration démentant qu'il ait reconnu au tribunal l’implication de la maison de disques dans ce scandale. Sony, qui estime avoir été trompé par les frères Cascio et Porte, qui leur auraient caché que ces titres n’étaient pas interprétés par le roi de la pop, va tenter de faire valoir son statut de victime. Les trois juges ont 90 jours pour rendre leur verdict dans cette affaire que beaucoup outre-Atlantique qualifient d’historique.