Elton John fait son show au Festival de Poupet, en Vendée

Par @Culturebox
Mis à jour le 04/07/2013 à 09H41, publié le 04/07/2013 à 09H21
Elton John sur scène à Saint-Laurent-sur-Sèvres, au festival de Poupet, le 3 juillet 2013

Elton John sur scène à Saint-Laurent-sur-Sèvres, au festival de Poupet, le 3 juillet 2013

© Jean-Sébastien Evrard / AFP

Elton John a offert au public du Festival de Poupet une belle palette de tubes comme "Candle in the wind", "Daniel" ou "Believe" au milieu des chênes du bocage vendéen, mercredi soir à Saint-Laurent-sur-Sèvres.

Devant un public intergénérationnel, la star âgée de 66 ans a lancé un "Bonsoir Poupet" légèrement teinté d'accent britannique, laissant raisonner le "t" final, a rapporté l'AFP, sensible à tout détail parlant.  Fort d'une carrière phénoménale entamée en 1969, Sir Elton -de son vrai nom Reginald Kenneth Dwight - a démarré son récital par un "The bitch is back" endiablé, s'asseyant sur le piano et démontrant, si besoin en était, ses talents de pianiste.

40 tenues de scène
Sur les quelque 40 costumes de scène que les organisateurs de ce festival du bocage vendéen avaient vu le matin même, incrédules, débarquer au château de la Barbinière devant lequel se déroulait le concert, Sir Elton avait finalement choisi une veste noire à strass, au dos de laquelle était brodée une déesse indienne, sur une chemise bleue électrique. Du coup, sur les dizaines de paires de lunettes de toutes les formes et les couleurs également venues d'Angleterre, ce sont des bleues qu'il portait ce soir.

Mais si ses légendaires desiderata de star étaient denses - "il est vrai que cet artiste compte parmi les plus compliqués que nous ayons reçus en termes d'exigence (...), mais on connaît son extravagance, elle vient avec son talent", a concédé à l'AFP un des organisateurs du festival, Jean-Marie Poirier, qui a pourtant vu passer Johnny Hallyday ou Lenny Kravitz, - les premières notes de piano ont fait taire tous les sarcasmes.

Quand la pop ou le rock ne dominait pas, avec des solos de pianos tellement endiablés qu'on croyait entendre Jerry Lee Lewis, les mélodies se succédaient, chargées de souvenirs sur plus de 40 ans. De nombreux couples de tous âges ne se sont-ils pas formés sur "I guess that's why they call it the blues" ou le bouleversant "Daniel" ?
Quand Elton John chantait "Daniel", en 1973...
Caprices de star
Oubliées les roses rouges qui ne devaient faire que 112 millimètres de long, rangées par quatre dans des vases de cristal carrés dans sa loge... Oublié, quoique difficile vu sa taille, le rutilant hélicoptère noir "garé" devant le château... Oubliés ses menus spéciaux, pousses d'épinards, chips d'une marque précise, cheddar au lieu du menu gastronomique proposé par ses hôtes...

Au début de la troisième chanson, Sir Elton a annoncé être un peu "malade", mais ajouté, en français, qu'il allait faire de son mieux... Et pour un sexagénaire malade, il a scotché les quelque 7000 fans venus de la région, mais aussi les inconditionnels, comme ces Britanniques qui ont traversé la France où ils séjournaient dans le sud-est pour ne pas le rater. Sur scène avec le maître, pratiquement que des musiciens historiques de sa longue carrière, comme le batteur de ses débuts Nigel Olsson ou le guitariste Davey Johnstone, longiligne silhouette aux longs cheveux blonds. Et parmi les choristes, une autre historique, Rose Stone (de Sly and the family stone).

Cascade de tubes
Les standings ovations se sont succedé. Et "Sir Elton Hercules John", anobli par la reine d'Angleterre pour son succès, a fait le show. Quand, à la nuit tombée, "Sorry seems to be the hardest word", son tube de 1976 puis son "Don't let the Sun going done on me", semblaient clôturer sur une note nostalgique ce concert à remonter le temps, Elton a renvoyé le rock avec un furieux "I'm still standing". Rappelé par la foule, il est revenu pour un dernier et intemporel "Your Song" repris en choeur. Puis son hélicoptère est reparti dans la nuit.

Dans un style radicalement différent - et peut-être un peu moins de virtuosité aux claviers, sur la même pelouse, dans le même festival, dimanche soir, c'est le DJ David Guetta qui aura pour mission de troubler les chênes.