Flavia Coelho enflamme Porto Latino à Saint-Florent, en Haute-Corse

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 06/08/2012 à 11H55
La chanteuse brésilienne et son "Bossa Muffin."

La chanteuse brésilienne et son "Bossa Muffin."

© Flaviafusion

Après Manu Chao et Earth, Wind & Fire, et avant Catherine Ringer et Charlie Winston, la chanteuse brésilienne Flavia Coelho s'est produite le 4 août 2012 en première partie de Magic System, dans la citadelle de Saint-Florent, en Haute-Corse, lors du festival Porto Latino. Une personnalité attachante qui a fait voyager les spectateurs au rythme de mélanges musicaux inattendus.


Reportage France 3 : F. Olivier, P. Villaret, JM. Bernardini, R. Kinany

https://videos.francetv.fr/video/NI_131557@Culture

En cet été 2012, Flavia Coelho enchaîne les festivals en France, son pays d'adoption depuis six ans. Une terre où elle commence à se faire un nom, un an après la sortie de son premier album, "Bossa Muffin". Une réédition est parue le 16 juillet 2012. Quatre nouvelles chansons viennent l'agrémenter dont "Periferia" aux accents hip hop étonnants. Mais on y retrouve les quatre titres-phare : "Bossa Muffin", "Sunshine", "O que sou" et "De Paris à Rio", morceau qui reflète son parcours personnel et ses influences musicales.

Flavia donne des concerts dès l'âge de 14 ans au Brésil. Après un premier séjour en France en 2002, la jeune femme choisit de s'installer à Paris, ravie de constater le goût du public pour les musiques du monde. Mais en 2006, lorsqu'elle frappe à la porte des maisons de disque françaises, les producteurs ne l'accueillent pas à bras ouvert. Ils ne retrouvent pas "le cliché de la jeune Brésillienne en string", raconte-t-elle. Certains lui disent que sa musique est trop compliquée.

Une image loin des clichés

Flavia persévère. Sa rencontre avec le musicien camerounais Bika Bika Pierre s'avère déterminante. Il l'incite à composer à la guitare. La chanteuse finit par signer, en 2011, chez Vagh & Weinmann music. Son "Bossa Muffin" prend forme : un univers nourri de sonorités traditionnelles brésiliennes (bossa nova, samba, forro), mais aussi de reggae, raggamuffin et hip hop. Des influences glanées lors de voyages à travers le monde.

Aujourd'hui, Flavia Coelho se sent pousser des ailes. Elle prépare un deuxième album. Sur scène, entourée d'un batteur martiniquais, d'un guitariste franco-bolivien et d'un clavier-basse hongrois, la chanteuse livre une énergie communicative. Elle dit d'elle-même : "Je bouge tout le temps." Un adage qui se vérifie à chacune de ses apparitions. Ses concerts au Divan du Monde à Paris en novembre 2011, puis au Théâtre de la Traversière à Paris en janvier 2012, lui servent de tremplin. Le 16 novembre prochain, le public de la capitale pourra la retrouver sur la scène de La Cigale.

Tournée de Flavia Coelho :

- le 11 août au festival de Buguélès-Penvénan (Côtes-d'Armor) ;
- le 12 août au festival aux Champs à Chanteix (Corrèze) ;
- le 18 août à Montfaucon (Lot) ;
- le 24 août à Annemasse ;
- le 1er septembre à Rodez (Aveyron) ;
- le 8 septembre au festival Tribus d'ailleurs à Plesse (Loire-Atlantique) ;
- le 27 septembre au Casino de Biarritz et le 13 octobre aux Nuits européennes de Schiltigheim (Bas-Rhin).