Le Festival de danses et musiques du monde de Confolens, une effusion de couleurs et de joie

Mis à jour le 17/08/2018 à 18H32, publié le 17/08/2018 à 09H42
La compagnie Sueños y Semillas venue du Costa Rica. 

La compagnie Sueños y Semillas venue du Costa Rica. 

Le gris n’est pas de mise à Confolens ! Jusqu’au 19 août, la cité charentaise accueille la 61e édition du Festival de danses et musiques du monde. Costa Rica, Botswana, Pérou... Cette année, douze nations sont présentes pour des spectacles aussi colorés que festifs. Petit aperçu lors du gala d'ouverture et du grand défilé à travers la ville.

"Ici, on est ailleurs, partout dans le monde. C’est magnifique !". Cette réflexion d’une spectatrice venue assister au gala d’ouverture résume à elle seule l’esprit du Festival de Confolens. Un évènement qui permet à un large public de s’offrir pendant sept jours un voyage visuel et sonore aux quatre coins de la planète, le tout depuis une petite ville de Charente de 2500 habitants.

Des artistes heureux d'être là

Costa Rica, Botswana, Pérou, Bolivie, Russie, République Dominicaine, Moldavie, Colombie, Espagne, Taïwan, Brésil et bien sûr France... Cette année douze nations sont présentes. Et si le public ne cache pas son émerveillement devant la beauté des danses et des costumes, les artistes aussi affichent leur joie d’être ici : "Nous sommes le pays le plus heureux du monde" explique Juan-Pablo Artavia de la Compagnie Sueños y Semillas venue du Costa Rica avec ses 35 danseurs et 10 musiciens. "Nous avons les plus belles femmes du monde et beaucoup de choses pour être heureux. Nous voulons que le monde entier le sache ! ».

Reportage : France 3 Poitou Charente

Voyager à deux pas de la maison

Parmi les rendez-vous traditionnels du festival, il faut citer les deux journées durant lesquelles le centre-ville de Confolens est bouclé. Moyennant 8 euros pour les adultes (les enfants sont invités), les spectateurs peuvent voir défiler tous les groupes sur un parcours d’1,5 km. "L'objectif est d'ouvrir la culture à tous et de faire connaître notre petite cité de caractère" explique Christine Coursaget, la présidente du Festival de Confolens. Une fois le parcours achevé, la fête se poursuit en ville. Le public peut alors côtoyer les artistes et participer à un banquet géant.

La maîtrise des Moines de Shaolin

Autre spectacle qui tranche avec les troupes de danse et de musiques traditionnelles, celui des Moines de Shaolin, du nom de cette ville et de son monastère situés dans la province du Henan en Chine centrale. Ce monastère fut construit en 495 de notre ère par le moine indien Batuo, avec le soutien de l'empereur Xiaowen des Wei du Nord (386-534), une dynastie qui propagea le bouddhisme en Chine. Mais le lieu doit sa renommée à un autre moine indien, Bodhidharma. Arrivée en Chine en 527, il s'installa à Shaolin pour mettre en pratique ses préceptes philosophiques. C’est parce qu’ils passaient de longues heures à méditer que les moines ont commencé à faire de l’exercice pour entretenir leurs corps et utiliser leur faculté de concentration. Seuls les meilleurs élements sont retenus pour faire partie de la troupe.
Aujourd’hui, chaque spectacle commence par une séance de méditation et une offrande à la statuette de Bouddha. A Confolens, les Moines ont présenté "Les gens de Shaolin". On y voit l’un des membres de la troupe résister aux pointes de lances à la seule force de ses muscles contractés ; un autre casse une barre de métal en deux d’un coup sec de la tête. Les spectateurs eux, sont bluffés : "C’est du haut très haut niveau"..."Je m’étais préparée à ce genre de choses mais j’ai quand même eu un peu peur !".

Un lieu de rencontres...amoureuses !

Méditer et casser des barres de fer, c'est bien mais tomber amoureux, c'est pas mal non plus ! Et c'est possible à Confolens ! Ils s'appellent Martine et Piki, Christelle et Zoran, Natalia et Xavier... Leur point commun ? Ces trois couples se sont formé pendant le Festival de Confolens. Pour certains comme Martine et Piki, c'était en 1976 : le coeur du Bolivien a chaviré pour la guide française d'un groupe népalais. Natalia elle aussi est bolivienne. Dans la cité charentaise, elle a rencontré Xavier, un pharmacien qui a tout quitté pour la rejoindre.

Est-ce le Festival et sa thématique qui créent cette alchimie amoureuse ? Xavier en est sûre : "C'est un moment d'échange où les coeurs sont plus ouverts et plus libres". Pour chacun, la symbolique est forte : "C'est un peu le rêve de s'associer avec quelqu'un au nom de l'amitié entre les peupes et de la cohabitation culturelle" explique Christelle.

Reportage France 3 Poitou-Charentes