Radiohead vs Lana Del Rey, Biolay vs Grégoire : ces affaires de plagiat qui défraient la chronique

Mis à jour le 27/01/2018 à 14H18, publié le 27/01/2018 à 12H51
Thom Yorke de Radiohead vs Lana Del Rey, dans une affaire de plagiat supposé.

Thom Yorke de Radiohead vs Lana Del Rey, dans une affaire de plagiat supposé.

© Kevin Winter / Getty / AFP et Mike Coppola / Getty / AFP

Comme la littérature et le cinéma, la musique n’échappe pas au plagiat. De nombreuses affaires sont venues ces dernières années écorner l’image de plusieurs artistes ou groupes célèbres. Des affaires qui ne se terminent pas forcément devant la justice car prouver une contrefaçon n’est pas chose facile.

Et la dernière en date risque de donner lieu à un drôle de procès si aucun arrangement n’est trouvé. Radiohead accuse la chanteuse Lana Del Rey d’avoir plagié l’un de ses plus grands tubes, "Creep", chanson qui a rendu célèbre le groupe d’Oxford. Selon eux, les similitudes entre leur titre et la chanson "Get Free" du dernier album de la chanteuse américaine sont flagrantes. Pour l’instant aucun procès n’est encore envisagé et les discussions se poursuivent entre les deux parties pour trouver un arrangement.

Amusant, quand on se souvient que Radiohead avaient eux-mêmes été poursuivis pour plagiat par le groupe anglais The Hollies, qui leur reprochaient d’avoir pompé leur propre morceau "The Air That I Breathe". Thom Yorke et ses compères avaient reconnu l'affaire et accepté de partager les droits d'auteur de "Creep"

Reportage : L. Hakim / R. Mathe / F. Bazille / M. Dreujou / P. Auger / P. Briclot / G. Orain / D. Chevalier

https://videos.francetv.fr/video/NI_1173007@Culture

Droits d’auteurs en jeu

Récemment on a assisté sur les réseaux sociaux à une passe d’armes entre Benjamin Biolay et Grégoire, le premier accusant le second d’avoir copié sa chanson "Ton héritage" pour son titre "Mes enfants". Une affaire qui pour le moment n’a pas atterri sur le bureau d’un juge. Il faut dire que prouver le plagiat musical n’est pas chose facile.

Mais quand le plaignant obtient gain de cause, cela peut déboucher sur de belles sommes, comme dans l’affaire qui a opposé Calogero et Laurent Feriol l’an dernier. Le chanteur a dû lui verser 80 000 euros pour quelques similitudes dans le titre "Si seulement je pouvais lui manquer". Un tube toujours multi diffusé sur les radios et chaines musicales et pour lequel Laurent Feriol touche aujourd’hui une partie des droits d’auteurs.