Michael Jackson: le procès du Dr Murray démarre mardi

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 26/09/2011 à 10H06
Conrad Murray, le médecin de Michael Jackson.

Conrad Murray, le médecin de Michael Jackson.

© AFP - Ifran Kahn

Plus de deux ans après l'onde de choc provoquée par la mort brutale de Michael Jackson d'une surdose de médicaments, son dernier médecin comparaît mardi pour homicide involontaire devant la justice californienne.

Le procès, qui se tient devant la Cour supérieure de Los Angeles, devrait durer environ cinq semaines, à l'issue desquelles douze jurés - sept hommes et cinq femmes - scelleront le sort du docteur Conrad Murray. Les débats se dérouleront sous le regard des fans du monde entier: ils seront en effet intégralement filmés et retransmis à la télévision (sur TMZ.com) et sur internet.

En cas de condamnation, le médecin de 58 ans, en liberté sous caution depuis son inculpation en février 2010, risque jusqu'à quatre ans de prison.

Il plaide non coupable et clame inlassablement son innocence depuis la mort  du "Roi de la Pop" à Los Angeles, le 25 juin 2009 à l'âge de 50 ans. Dès les heures suivant la mort de Michael Jackson, Conrad Murray s'était retrouvé dans le collimateur de la police. Il était apparu très vite que le chanteur abusait de nombreux médicaments, notamment de propofol, un anesthésique puissant qu'il utilisait comme somnifère et qui a provoqué sa mort.

Lors des audiences préliminaires, à l'issue desquelles le juge Michael  Pastor -- qui présidera les débats -- avait décidé de faire passer Conrad  Murray en jugement, plusieurs témoins avaient dressé un portrait au vitriol du  praticien, le présentant comme dissimulateur, négligeant et incompétent.

Conrad Murray a toujours reconnu avoir administré du propofol à Michael  Jackson - à sa demande expresse - mais réfute les accusations du bureau du procureur selon lesquelles il aurait abandonné son patient pendant ses derniers moments et lui aurait fourni des soins "très éloignés des critères requis".

De fait, la défense s'apprête à plaider que c'est Michael Jackson lui-même,  poussé par des pulsions suicidaires, qui se serait administré une dose supplémentaire de propofol en l'absence de son médecin.