Airbourne et Skip The Use font vibrer le site des Eurockéennes de Belfort

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/07/2013 à 15H41, publié le 06/07/2013 à 14H51
Mat Bastard chanteur du groupe français Skip The Use sur la scène du festival les Eurockéennes de Belfort le 5 Juillet 2013

Mat Bastard chanteur du groupe français Skip The Use sur la scène du festival les Eurockéennes de Belfort le 5 Juillet 2013

© SEBASTIEN BOZON / AFP

Le rock énervé du groupe de hard rock australien Airbourne et l'énergie folle des Français de Skip The Use ont fait vibrer la presqu'île du Malsaucy où se tenait vendredi la deuxième journée des Eurockéennes de Belfort.

Riffs interminables et cheveux dégoulinants de sueur, les frères O'Keeffe et leurs acolytes de Airbourne ont investi la grande scène des Eurockéennes en fin d'après-midi pour offrir le rock puissant si cher au public des Eurockéennes depuis 25 ans. Déchaîné, le chanteur d'Airbourne Joel O'Keeffe s'est cassé plusieurs canettes sur la tête avant de descendre dans le public pour jouer au plus près de ses fans, aux anges.

https://videos.francetv.fr/video/NI_136357@Culture

La relève du rock français, le groupe Skip The Use, est ensuite monté sur les planches avec brio. Mêlant esprit punk et énergie funk, les trentenaires lillois emmenés par le charismatique chanteur Mat Bastard ont tenu la scène et conquis le public. Mat Bastard a maintenu les festivaliers en haleine, sautant de la scène vers le public ou grimpant sur la scène réservée aux personnes handicapées. Avec énergie, il a réussi à faire courir près de 20.000 personnes de gauche à droite, devant la grande scène. Né en 2008 à Lille, Skip the Use s'est notamment fait connaître grâce à son tube "Ghost", avant de remporter la Victoire de l'album rock de l'année, en février dernier, pour son deuxième album "Can Be Late" (Universal).

En fin de soirée, The Smashing Pumpkins a pris les manettes de la grande scène. Le chanteur Billy Corgan, créateur et leader du groupe né à Chicago en 1988, a enchaîné les titres sans interaction avec le public. Son rock envoûtant et torturé semblait un peu terne après le rock endiablé de ses cadets. La journée du festival s'était ouverte avec les deux copines du jeune groupe de rock américain Deap Vally et leur rock décomplexé. En mini-short, Lindsey, la blonde, a réveillé les festivaliers de sa voix chaude et puissante, pendant que la rousse, Julie, battait à la batterie d'un rythme implacable.

A l'occasion des 25 ans du festival belfortain, les organisateurs ont voulu rendre un hommage aux débuts des années 1990 qui ont vu grandir le festival, tant avec des groupes nés à cette période qu'avec des formations reprenant le style de leurs ainés.