"Le Rapt Invisible" envoûte le festival "Toulouse les Orgues" avec sa musique sacrée actuelle

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Rédacteur en chef adjoint de Culturebox

Mis à jour le 10/10/2018 à 18H47, publié le 10/10/2018 à 18H33
 "Le Rapt Invisible"

 "Le Rapt Invisible"

© France 3 / Culturebox

La ville rose fait sonner ses orgues jusqu'au 14 octobre avec le 23e festival "Toulouse les orgues". Un festival où l'on honore Bach bien évidement, mais qui est aussi marqué par l'audace de créations et de rencontres musicales inédites. C'était le cas avec l'ensemble Le Rapt invisible, un trio qui mélange les chants grégoriens à l'électronique et à l'orgue.

Ce soir-là, l'église des Jacobins de Toulouse résonne soudainement d'une ovation. Le public vient d'assister à une des audaces musicales proposées par Yves Rechsteiner pour cette édition 2018 de Toulouse Les Orgues. Le trio Le Rapt Invisible a embarqué tout le monde dans un voyage aux confins du chant grégorien, de l'électro et du classique.

Reportage France 3 Midi-Pyrénées : C. Sardain / J. Pigneux / J. Martin / M. Chtopczyk

A la recherche d'une musique sacrée d'aujourd'hui

Ils s'appellent Romain Dayez, Baptiste Lagrave et Fabre Guin et se sont rencontrés au Conservatoire National Supérieur de Paris. Ces trois compositeurs interprètes se sont unis pour créer Le Rapt Invisible en 2017. Un projet musical qui consiste en la recherche d'une musique sacrée actuelle.

"Tout Le Rapt Invisible est une recherche autour du sacré. Quel pourrait être le sens du sacré aujourd'hui ? Il faut faire une différence entre sacré et religieux car ce n'est pas le même sens". 
Romain Dayez, chanteur

Musique ancienne, électronique et improvisations

C'est comme cela que Le Rapt Invisible propose des interprétations de répertoires vocaux sacrés anciens inspirées de musiques traditionnelles minimalistes, associées à des sons électroniques et des improvisations. 

Le trio fait vivre ses créations en travaillant avec le chorégraphe Ghislain Grellier, l’artiste peintre Caroline Chariot-Dayez et le styliste Morgan Remy mis en image par le réalisateur Victor Toussaint comme pour ce clip "Requiem aeternam".
 

Au programme du festival Toulouse Les Orgues jusqu'au 14 octobre 

  • Un récital de Guy Bovet à la Basilique Saint-Sernin ce merdi 9 octobre
  • Une évocation de Moondog, troubadour du XXe siècle le 10 octobre
  • Un ciné-concert donné par l'organiste Thomas Ospital jeudi 11 octobre et "Les Nuits du Gesu" le même soir
  • Mūza Rubackytė et Olivier Vernet : deux grands noms du piano et de l’orgue pour un concert inédit qui n’a été donné qu’une seule fois à Monaco. Au programme le 12 octobre: des sonates pour piano et orgue de Julius Reubke et des œuvres F. Liszt et R. Wagner
  • Charlie Parker par HOT, le Het Orgel Trio (Saxophone, contrebasse et orgue) le 13 octobre
  • Soirée Mozart ! L’Ensemble Aliquando, dirigé par Stéphanie Paulet, l’organiste Élisabeth Geiger et la soprano Stéphanie Révidat feront entendre des petits bijoux d’œuvres : des miniatures musicales pour orgue et instruments à cordes. 
  • Cap vers les Amériques pour le concert de clôture qui associera 40 chanteurs d’Archipels, l’atelier vocal du Chœur de chambre les éléments, dirigé par Joël Suhubiette et l’organiste canadien John Paul Farahat autour d’un programme de musiques XXe.