Le marché du disque reprend des couleurs

Par @Culturebox
Mis à jour le 20/09/2013 à 15H01, publié le 18/09/2013 à 15H17
Un client de la FNAC en novembre 2012 à Paris. 

Un client de la FNAC en novembre 2012 à Paris. 

© MIGUEL MEDINA / AFP

Le marché du disque a repris des couleurs au premier semestre 2013, porté par quelques grands succès, dont l'album de Daft Punk qui a servi de "locomotive", a indiqué mercredi le principal syndicat des producteurs de disques (Snep).

Sur les six premiers mois de l'année, le marché de gros de la musique enregistrée a augmenté de 6,1% comparé au premier semestre 2012, à 217,8 millions d'euros. "Cette progression s'explique par un bon deuxième trimestre, qui a largement compensé la baisse du premier", a expliqué le directeur général du Snep, Guillaume Leblanc lors d'une conférence de presse.
D'avril à juin, le marché a bondi de 22,7%, alors qu'il s'était replié de 6,7% sur les trois premiers mois de l'année. "De grands succès populaires publiés au deuxième trimestre ont créé de l'appétence", notamment le quatrième album de Daft Punk, "Random Access Memories" "qui a servi de locomotive", a souligné Guillaume Leblanc. "Les gens qui sont allés acheter l'album de Daft Punk en magasin sont certainement repartis avec d'autres disques", a-t-il noté.
"On voit que quand un album suscite l'attente et l'excitation, ça sert aussi le marché. Il ne faut pas résumer la hausse du marché à Daft Punk, mais ça crée forcément une petite dynamique. Ca peut donner envie aux points de ventes d'exposer à nouveau des disques", a-t-il ajouté.
"Random Access Memories", qui s'est écoulé à 500.000 exemplaires en France depuis sa sortie fin mai, a été la deuxième vente du premier semestre, derrière l'album des Enfoirés.
L'album de reprises "Génération Goldman", "Unorthodox Jukebox" de Bruno Mars et "Subliminal" de Maître Gims complètent le top 5.
Sur les six premiers mois de l'année, le marché physique (ventes de CD et de DVD) a augmenté de 6,4% à 153 millions d'euros et le marché numérique (téléchargements, streaming) de 5,5% à 64,8 millions d'euros. Le numérique représente désormais 30% du chiffre d'affaires du secteur, contre 18% début 2010.