La 8e édition du MaMA rassemble cette semaine à Paris artistes émergents et pros de la musique

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/10/2017 à 19H37, publié le 16/10/2017 à 18H14
Le groupe français de math-rock Lysistrata est au MaMA 2017.

Le groupe français de math-rock Lysistrata est au MaMA 2017.

© Olivier Flandin / FTV

Bertrand Burgalat, Superpoze, Etienne de Crécy, Barbara Carlotti, Mat Bastard, Dani et Chapelier Fou sont les têtes d'affiche de la 8e édition du MAMA qui se déroule de mercredi à dimanche dans douze salles du nord de la capitale. Au menu, 140 concerts d'artistes dont la plupart sont de jeunes pousses en passe d'éclore mais aussi des rencontres et des conférences des pros de la musique.

Une vitrine pour artistes émergents

Plus de 140 concerts seront donnés en trois jours dans douze salles du nord de la capitale (Cigale, Boule noire, Bus Palladium, Trois Baudets, La Machine du Moulin Rouge...). Des artistes pour la plupart encore inconnus que l'on devrait retrouver pour certains dans les festivals de l'été prochain.

A l'instar d'autres événements européens comme The Great Escape (Angleterre), Eurosonic (Pays-Bas) ou Reeperbahn (Allemagne), le MaMA (Marché des Musiques Actuelles) permet en effet à des programmateurs de concerts et de festivals de dénicher des artistes.

Aux côtés d'une poignée de noms connus tels que Bertrand Burgalat, Etienne de Crécy ou Mat Bastard, les valeurs montantes à suivre seront Eddy de Pretto, Lysistrata, Norma ou Inuit, qui figurent dans la promotion 2018 du Fair, dispositif de soutien aux jeunes artistes sous l'égide du ministère de la Culture. Mais à Culturebox on n'oublie pas Cabadzi x Blier, Chaton, Clara Luciani, Delaurentis, Gracy Hopkins, Hugo Barriol, L'Or du Commun (le crew de Romeo Elvis), Killason, Meute, Paupière et Pi Ja Ma.

 

Le jour, les pros parlent aux pros

Côté "pro", environ 80 conférences, débats, ateliers sont programmés autour des sujets qui agitent l'industrie musicale, en premier lieu le streaming, mais également les financements, marketing et communication, marchés internationaux, droits musicaux, outils numériques, auto-production... 

Plus de 240 intervenants français et internationaux, parmi lesquels le producteur britannique de concerts Harvey Goldsmith (Pink Floyd, Led Zeppelin...), le cofondateur et codirecteur de PIAS Michel Lambot ou encore l'ex-patron d'Universal France Pascal Nègre, reconverti manager d'artistes, sont attendus.

"La journée, les pros parleront aux pros. On met en place plein d'actions, d'activités diverses qui leur permettent de se rencontrer, de discuter et de développer le business parce que c'est quand même ça la mission et l'ADN principal du MaMA", explique son directeur, Fernando Ladeiro-Marques.

Une place encore plus importante sera accordée à l'innovation. "On a 70 structures pour présenter des sujets et des solutions liés au spectacle vivant, aux artistes, à la promotion marketing...", souligne encore Fernando Ladeiro-Marques.

 

Le MAMA attire de plus en plus

Même si la demande grandit chaque année, "l'idée ce n'est pas de faire toujours plus grand, toujours plus fort", affirme-t-il. "Une des raisons du succès du MaMA c'est que les gens se rencontrent et peuvent établir des contacts. Si demain on a 10.000 personnes au lieu de 5.000 ce ne sera pas aussi simple. Il y aura tellement de monde qu'on ne croisera plus personne."

En 7 éditions, le MaMA est tout de même passé de 1.500 à 5.000 professionnels accrédités, d'une vingtaine de pays à une cinquantaine. Et cette année, ce sont 5.345 professionnels qui sont attendus.
 
A noter qu'au MAMA, un seul et même pass permet au public de voir les concerts dans tous les lieux concernés.