Héritage de Johnny Hallyday : les révélations sur les détails du "trust"

Par @Culturebox
Mis à jour le 29/03/2018 à 09H42, publié le 29/03/2018 à 09H39
La famille Hallyday aux obsèques du chanteur, le 9 décembre 2017 

La famille Hallyday aux obsèques du chanteur, le 9 décembre 2017 

© ludovic MARIN / POOL / AFP

Libération dévoile jeudi des détails sur le "trust" qui détient l'héritage de Johnny Hallyday, au centre de l'audience prévue vendredi devant le tribunal de grande instance de Nanterre.

Selon les révélation du journal Libération, ce trust, une entité de droit californien, a été constituée par le chanteur en juillet 2014, trois ans et demi avant sa mort. Elle récupère alors "tout ce qu'il possède, à l'exception notable des biens immobiliers situés en France", indique le quotidien.

Un trust monté pour bénéficier à la dernière épouse

Ses enfants, David Hallyday et Laura Smet, se sont lancés dans une procédure pour faire reconnaître qu'ils ont été lésés par les dispositions testamentaires. Ils arguent qu'ils sont déshérités, ce qu'interdit le droit français.

De leur côté, les représentants de la veuve du chanteur, Laeticia Hallyday, et de ses deux filles font valoir la loi américaine, qui permet de léguer librement ses biens. Le TGI avait intimé à ces derniers de produire le testament, de divulguer le "périmètre" précis des avoirs du trust monté pour bénéficier à la dernière épouse et aux filles de Johnny Hallyday, et de révéler "le nom du ou des trustees" (gestionnaires du trust). D'après Libération, l'audience de vendredi risque de frustrer les avocats de David Hallyday et Laura Smet.

Les statuts prévoient "l'éducation scolaire et artistique de Jade et Joy"

"Depuis le décès du premier titulaire du poste, aucun trust n'a été déclaré", avance le journal, qui pense que "ce petit jeu du chat et de la souris peut durer encore longtemps".
Héritage Johnny, révélations du journal Libération sur le trust

Héritage Johnny, révélations du journal Libération sur le trust

© Culturebox
L'avocat de Laeticia Hallyday, Ardavan Amir-Aslani, avait affirmé à Paris Match qu'aucun membre de la famille de la veuve n'avait de rôle dans le trust. Ce trust, appelé JPS (pour Jean-Philippe Smet), a pour objet selon ses statuts consultés par Libération de maintenir pour Laeticia un niveau de ressources "conforme au niveau de vie auquel [Johnny Hallyday] et Laeticia ont été habitués durant leur vie commune", quitte à entamer le patrimoine.

Les statuts prévoient par ailleurs comment est financée l'"éducation (...) scolaire, artistique ou autre" des deux filles, Jade et Joy.