Un an après sa mort, un coffret célèbre Etta James et "sa voix pleine de dangers"

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Publié le 31/12/2012 à 18H30
Etta James et Chuck Berry. Extrait du documentaire "Hail ! Hail ! Rock 'N' Roll"

Etta James et Chuck Berry. Extrait du documentaire "Hail ! Hail ! Rock 'N' Roll"

© AFP/Universal/The Kobal Collection

Près d'un an après sa mort, survenue le 20 janvier 2012 à 73 ans, Etta James est encore dans l'actualité musicale avec la parution d'un coffret, "Etta James, The Complete Private Music Blues Rock'n'Soul Collection" (Sony Music), consacré aux années 1990 et 2000 de la chanteuse afro-américaine.

"Etta James, The Complete Private Music Blues Rock'n'Soul Collection" (Sony Music)

"Etta James, The Complete Private Music Blues Rock'n'Soul Collection" (Sony Music)

© Sony Music
Ce coffret rassemble six albums studio qu'Etta James avait publiés entre 1997 et 2004, une période de renouveau pour cette chanteuse en proie à de graves problèmes d'addiction à l'héroïne dans les décennies précédentes, ainsi qu'un disque "live" datant de 1994.  Etta James y interprète de sa voix puissante et grave, légèrement voilée, des reprises allant de la soul music au blues, en passant par le rock'n'roll ou la country music, avec une production soignée et efficace. Cet été, Universal avait déjà publié à titre posthume "The Dreamer" (Verve), son dernier disque enregistré en 2011, où Etta James "habitait" des classiques plus ou moins connus de la soul et du rhythm'n blues. L'album était jusqu'alors uniquement distribué aux Etats-Unis.
"At last" : Etta James sur scène en 1993
Dotée d'un physique de matrone -elle s'est débattue toute sa vie avec des problèmes d'obésité jusqu'à devoir être hissée sur scène-, réputée pour ses excès et ses attitudes provocantes, parfois vulgaires, Etta James prouvait dans cet album qu'elle avait conservé jusqu'au bout ses qualités vocales et sa puissance émotionnelle.
 
Née à Los Angeles d'une mère adolescente de 14 ans et d'un père mystérieux, Jamesetta Hawkins avait rencontré à 14 ans l'impresario Johnny Otis, qui lui avait donné son nom d'artiste et l'avait lancée avec les Peaches.  

Son morceau d'anthologie demeure "At Last" enregistré en 1960, que Beyoncé avait entonné en 2009 au début du premier bal d'investiture du président américain Barack Obama. Beyoncé voyait en elle une "force de la nature, première dévergondée de la musique, avec ses cheveux platine, son regard de chat sauvage, sa sexualité fellinienne et sa voix pleine de dangers".