Paris Jazz Festival : coup d'envoi d'une édition raccourcie mais prometteuse

Mis à jour le 02/07/2018 à 10H04, publié le 30/06/2018 à 15H04
L'Espace Delta du Parc Floral de Paris (30 juillet 2017)

L'Espace Delta du Parc Floral de Paris (30 juillet 2017)

© Annie Yanbékian / Culturebox

Il commence plus tard en juin (le 30) et s'achèvera plus tôt en juillet (le 22). Il perd ses quelques dates nocturnes. Frappé par des réductions drastiques de budget, le Paris Jazz Festival résiste. Il démarre par un week-end thématique France-Israël ce samedi 30 juin à 16H à l'Espace Delta du Parc floral de Paris... une échappatoire possible pour les allergiques au football.

Ce samedi après-midi, le pianiste Guy Mintus et le multi-instrumentiste Yinon Muallem invitent le saxophoniste Pierrick Pédron. Le public pourra également découvrir l'ensemble de Mark Eliyahu, un joueur de kâmanche (un instrument à cordes) né au Dagestan et désormais installé en Israël. Dimanche, rencontre au sommet entre deux Avital virtuoses : Omer, le contrebassiste, et Avi, le mandoliniste, avec le formidable Yonathan Avishai au piano et le percussionniste Itamar Doari.

L'édition 2018 du Paris Jazz Festival comporte quatre week-ends thématiques : "Saison croisée France-Israël" pour célébrer la brillante scène jazz israélienne (30 juin-1er juillet), "Blue Notes" entre jazz et blues (7-8 juillet), "Grands Formats" pour fêter les big bands (14-15 juillet) et enfin "Fireworks" pour marquer avec éclat les dix ans passés par Pierrette Devineau et son équipe à la tête du festival (21-22 juillet).

Chaque week-end, les concerts ont lieu le samedi et dimanche à 16H à l'Espace Delta, la grande scène du Parc Floral. Parmi les artistes invités en juillet, il y a le chanteur Hugh Coltman (8 juillet), le saxophoniste Éric Séva (7 juillet), les grandes ensembles de Laurent Cugny (14 juillet) et Franck Tortiller (15 juillet).

Clôture en apothéose avec Émile Parisien et une cascade d'invités

Pour le dernier week-end (21-22 juillet), le festival a invité, pour le samedi, deux formations lauréates du dispositif Jazz Migration qui soutient la nouvelle génération du jazz français : l'une animée par le pianiste Armel Dupas, l'autre, "Ikui Doki" où l'on retrouve la bassoniste Sophie Bernado. Pour le dimanche, en clôture, le saxophoniste Émile Parisien va s'offrir le plaisir d'inviter une pléiade d'amis pour une carte blanche de prestige, de Vincent Peirani à Michel Portal en passant par Thomas de Pourquery, Bojan Z, Leïla Martial, Roberto Negro, Fabrice Martinez - entre autres -, autant de figures incontournables du jazz hexagonal...

Comme chaque année, les concerts sont gratuits : on ne paye que l'accès au Parc Floral (2,5 euros pour le tarif plein).