Nancy Jazz Pulsations 2018 : l'éclectisme toujours au rendez-vous

Par @Culturebox
Mis à jour le 08/10/2018 à 21H25, publié le 08/10/2018 à 16H33
Le contrebassiste Avishai Cohen au festival Jazz à Vauvert (7 juillet 2017)

Le contrebassiste Avishai Cohen au festival Jazz à Vauvert (7 juillet 2017)

© Franck Lodi / Sipa

L'édition des 45 ans du festival Nancy Jazz Pulsations (NJP) s'ouvre mercredi avec une programmation des plus éclectique pendant dix jours, débordant largement les frontières du jazz avec Eddy de Pretto, Avishai Cohen ou Laurent Garnier, qui affichent déjà complets.

Fidèle à sa réputation, le festival Nancy Jazz Pulsations (NJP) propose jusqu'au 20 octobre, à Nancy et dans l'agglomération, une centaine de concerts aux styles musicaux variés, allant du blues au reggae, du punk à l'électro. "On essaye de faire un festival qui s'adresse au plus grand nombre, avec des musiques diversifiées en respectant les fondamentaux", confie à l'AFP le directeur du festival, Patrick Kader.

Le teaser du NJP 2018 (posté avant les forfaits de Jimmy Cliff et Raphael Saadiq)

"Le jazz et le blues restent la colonne vertébrale du NJP"

"Le jazz et le blues restent la colonne vertébrale du NJP", souligne Patrick Kader. Un éclectisme qui permet à cette manifestation, selon le programmateur, d'échapper au phénomène d'uniformisation des autres festivals. "Notre ouverture et la diversité musicale proposée font qu'on ne peut être rangé dans la catégorie des festivals d'été standardisés", estime-t-il. Le 19 octobre, le contrebassiste israélien Avishai Cohen s'associe à l'Orchestre symphonique de Nancy pour une soirée inédite. Le 20 octobre, le saxophoniste Maceo Parker ramène son jazz-funk endiablé.

Côté jazz et blues français, on signale donc la venue de l'incontournable accordéoniste Vincent Peirani avec son groupe Living Being et du bassiste Diego Imbert pour son hommage à Charlie Haden (13 octobre), du saxophoniste Raphaël Imbert pour son projet Bach-Coltrane (11 octobre), du bassiste Henri Texier (19 octobre), du saxophoniste Samy Thiébault pour son nouvel album "Caribbean Stories" (16 octobre), Fred Pallem et son Sacre du Tympan (18 octobre) ou encore du trio européen animé par le pianiste Gauthier Thoux (13 octobre)
Diego Imbert (contrebasse) dirige son hommage à Charlie Haden sur la scène du Studio de l'Ermitage (extraits), à Paris (20 novembre 2017). Avec Enrico Pieranunzi (piano), Andre Ceccarelli (batterie), Pierre Bertrand (flûte, arrangements), Stephane Chausse (clarinette), Ariane Bacquet (hautbois), Johan Renard et Caroline Bugala (violons), Paul Colomb et Frederic Deville (violoncelles).

Retour des musiques du monde

Après quelques années d'absence, la musique du monde fait son grand retour au NJP, avec la chanteuse malienne Fatoumata Diawara, révélée grâce à sa collaboration avec Matthieu Chedid. Elle se produit vendredi sous le grand chapiteau du parc de la Pépinière avec le groupe de reggae Groundation et les Français Nola French Connection et leur ode à la Nouvelle-Orléans (12 octobre).

La fille de la mythique Nina Simone, Lisa Simone, est également invitée pour la première fois à Nancy (13 octobre). À côté des nouvelles têtes, certains artistes reviennent au NJP, comme le chanteur britannique Charlie Winston (15 octobre) et la chanteuse américaine de jazz Stacey Kent (10 octobre), dont la voix suave et veloutée ouvre la manifestation mercredi salle Poirel.

Le trio britannique Gogo Penguin exposera sa manière de faire de l'électro-jazz pop avec des instruments acoustiques (12 octobre), avant la venue de leurs tonitruants compatriotes Sons of Kemet (18 octobre) tandis que la légende du blues français Bill Deraime fêtera ses 50 ans de carrière (13 octobre).

Côté français, Ben Mazué et Pauline Croze à l'affiche

Parmi les Français à l'affiche, on pourra croiser le chanteur Ben Mazué (11 octobre) ou la chanteuse-guitariste Pauline Croze (14 octobre - entrée libre). Les annulations de dernière minute du légendaire chanteur de reggae jamaïcain Jimmy Cliff et de l'Américain Raphael Saadiq, qui devait être la tête d'affiche de la soirée de clôture, sont un coup dur pour le festival. "C'est une année compliquée", admet Patrick Kader qui veut pourtant rester "optimiste".

Le directeur du festival espère atteindre le cap des 90.000 spectateurs avec l'édition 2018. Une fréquentation qui serait en légère progression par rapport aux années précédentes. Le budget, qui tourne autour de deux millions d'euros, est en augmentation pour les 45 ans du festival.
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