Jazz à Vienne

du 29 juin au 13 juillet 2017

Jazz à Vienne: Julia Sarr, le choeur à l'ouvrage

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/07/2015 à 14H21, publié le 06/07/2015 à 13H31
Julia Sarr

Julia Sarr

© M. Herenstein

Jazz à Vienne, c'est aussi l'occasion de découvrir des talents moins connus que ceux qui se produisent sur la scène du Théâtre antique mais qui méritent qu'on s'y intéresse tout autant. La chanteuse Julia Sarr est de cette trempe. Accompagnée de Fred Soul au piano et Stéphane Edouard aux percussions, la jeune-femme a offert une superbe prestation dans un Club de Minuit bondé.

Elle s'est fait remarquer en tant que choriste, avec Christophe Maé, Lokua Kanza, Marcus Miller, Michel Fugain ou sur le dernier album de Francis Cabrel (aux côtés duquel qui elle devrait bientôt se produire) pour n'en citer que quelques-uns. Aujourd'hui Julia Sarr vole aussi de ses propres ailes.
Avec deux albums à son actif, "Set Luna" et  "Daraludul Yow" sorti à l'automne dernier, la jeune-femme prouve qu'elle a tout les atouts pour réussir: une voix superbe qui vous enveloppe et un mélange d'influences qui donnent une tonalité unique à ses projets.
Enfant de la sono mondiale
Ses références vocales se situent quelque part entre Miriam Makéba (pour qui elle avait écrit "Lindelani") et Sarah Vaughan. Elle-même est une "enfant de la sono mondiale". "J'aime dire que je suis Séné-gauloise" explique-t-elle. Pas question pour cette jeune-femme installée en France depuis très longtemps et qui veut faire ce qu'elle aime sans compromis de se laisser enfermer dans des tiroirs. 
Julia Sarr au Club de minuit © M. Herenstein

Après avoir mêlé ses racines sénégalaises au flamenco du guitariste Patrice Larose pour "Set Luna", elle a continué sa route avec une idée en tête: faire se rencontrer "la savane et le piano". "Daraludul Yow" (Rien d'autre que toi en wolof, une chanson sur la polygamie), c'est un défi qu'elle a expliqué pour Culturebox avant son concert au Club de Minuit.

https://videos.francetv.fr/video/NI_112435@Culture

Pour présenter cet album, c'est en formation réduite que Julia Sarr se produit sur scène avec Fred Soul au piano et Stéphane Edouard aux percussions. Deux musiciens de talent (les spectateurs du Club de Minuit auront pu apprécier le solo de percussions époustouflant) bercés eux aussi par les musiques du monde.

Avant peut-être un jour de se produire au Sénégal, le trio poursuit les concerts cet été: il sera le 18 juillet à Jazz à Juan, invité par Marcus Miller, puis au Duc des Lombard à Paris le 27 juillet, en Alsace (festival Au grès du jazz de La Petite Pierre) et à Lunel dans l'Hérault en août.

Julia Sarr, Fred Soul et Stéphane Edouard © M. Herenstein