Héritage Johnny Hallyday : une décision du tribunal très attendue vendredi

Mis à jour le 11/04/2018 à 14H17, publié le 11/04/2018 à 12H32
Laeticia Hallyday, Laura Smet et David Hallyday le 9 décembre 2017.

Laeticia Hallyday, Laura Smet et David Hallyday le 9 décembre 2017.

© Yoan VALAT / AFP

Gel des biens immobiliers et des droits artistiques de Johnny Hallyday, droit de regard sur son dernier album : le tribunal de Nanterre rend une décision très attendue vendredi. Entre-temps, Bank of America a accepté d'être nommé gestionnaire du trust JPS basé en Californie et qui regroupe les avoirs du chanteur au seul bénéfice de sa veuve Laeticia, a indiqué mercredi l'entourage de celle-ci.

La charge de "trustee", selon les termes américains, que Johnny Hallyday occupait jusqu'à sa mort, est depuis revenue à la banque américaine Bank of America, qui a accepté ce rôle le 6 avril, a précisé l'entourage de Laeticia Hallyday.

Quid du rôle exact joué dans tout cela par Laeticia, également désignée comme "exécuteur testamentaire" par son mari, s'étaient interrogés les avocats de David et Laura Smet à l'audience. Elle n'est que la bénéficiaire de ce trust, a rétorqué son conseil Me Amir Ardavan-Aslani.

Elément manquant

La désignation d'un gestionnaire du trust, structure juridique de droit américain permettant de regrouper tous les actifs d'une personne, avait été au centre des débats le 30 mars dernier devant la chambre des référés du TGI de Nanterre.

Les avocats de David Hallyday et Laura Smet, qui réclament le gel des biens immobiliers et des droits artistiques de leur père, avaient tenté de convaincre le tribunal de l'"urgence à agir".

"Une fois les actifs mis en trust, on se retrouve devant un coffre-fort", avait assuré Me Pierre-Jean Douvier, l'un des conseils de David Hallyday. Emmanuel Ravanas, l'un des avocats de Laura Smet avait lui dénoncé l'opacité du montage. "On finit par s'y perdre" et ne plus "savoir comment les choses s'articulent", avait-il déploré.

Deux trusts regroupés en un seul

De son vivant, Johnny Hallyday - Jean-Philippe Smet à l'état civil - possédait deux trusts basés en Californie où il résidait depuis 10 ans : JPS Foreign Asset, qui détenait tous les biens à l'étranger de l'ex-idole des jeunes, et JPS, qui regroupait le reste dont ses maisons de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) et Saint-Barthélémy.

À sa mort, et conformément à son dernier testament rédigé en 2014 aux États-Unis, tous ses avoirs ont été fondus dans JPS, au seul bénéfice de son épouse, Laeticia Hallyday, puis à ses filles Jade et Joy à la disparition de leur mère. Cette disposition du testament est contestée par les deux aînés du rockeur, Laura et David, qui s'estiment déshérités et ont donc entamé une procédure judiciaire pour réclamer leur part.

Vendredi 13 avril, le TGI de Nanterre doit donc rendre sa décision sur le gel ou non des avoirs du rockeur, détenus donc par ce trust, dans l'attente d'un règlement sur le fond de la succession de Johnny. D'après le conseil de Laeticia Hallyday, Me Ardavan Amir-Aslani, la justice française peut, si elle le décide, geler les avoirs d'un trust basé à l'étranger.