Sixto Rodriguez : trois concerts à Paris pour un "Sugar Man" fatigué

Par @Culturebox
Mis à jour le 04/06/2013 à 14H23, publié le 04/06/2013 à 09H55
Sixto "Sugar Man" Rodríguez en concert en 2013 à Indio (Californie)

Sixto "Sugar Man" Rodríguez en concert en 2013 à Indio (Californie)

© ALEJANDRO MELÉNDEZ / NOTIMEX

Ressuscité grâce au film "Sugar Man", le musicien folk Sixto Rodriguez a débuté lundi soir au Zénith une série de trois concerts à guichets fermés à Paris, qui marquent le début de sa tournée européenne et son grand retour en France après le succès du documentaire de Malik Bendjelloul.

Quasiment inconnu du grand public avant le film que lui a consacré le réalisateur suédois, Oscar 2013 du meilleur documentaire, le chanteur américain aux origines mexicaines, bientôt 71 ans, n'était pas revenu en France depuis 2009, année de sa participation aux Transmusicales de Rennes et d'un concert à Paris devant seulement 50 personnes.
Aujourd'hui en haut de l'affiche, il a été acclamé comme une véritable star par les 6.300 personnes présentes au Zénith. Celui qui est souvent comparé à Bob Dylan, pour son timbre et ses chansons engagées, est arrivé sur scène aux bras de sa fille, passablement vieilli.
Grand sourire aux lèvres, chapeau noir vissé sur la tête, pantalon en cuir et veste noirs, et les yeux cachés par ses traditionnelles lunettes fumées - il est quasiment aveugle -, l'énigmatique Rodriguez a joué pendant un peu moins d'1H30 ses plus grands succès entrecoupés de nombreuses reprises, allant d'Elvis à Bob Dylan.

Debout à la guitare, entouré de quatre musiciens, il a donné des accents tantôt rock, tantôt blues ou country à ses anciens morceaux qui datent des années 70.
Parfois la voix manque de justesse et la guitare s'emballe au détriment de la cohésion musicale, mais l'esprit de cet homme humble et engagé, qui refuse désormais les interviews pour ne pas répéter la même chose, demeure.
"Sugar Man" : la bande-annonce