"La Fille mal gardée" : un ballet de 1789 revient à Bordeaux pour les fêtes

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Rédacteur en chef adjoint de Culturebox

Mis à jour le 23/12/2018 à 14H15, publié le 18/12/2018 à 17H49
"La fille mal gardée", Vanessa Feuillatte et Oleg Rogachev 

"La fille mal gardée", Vanessa Feuillatte et Oleg Rogachev 

© Julien Benhamou

Le Grand Théâtre de Bordeaux a choisi de présenter, pour son ballet de fin d'année, "La Fille mal gardée". Une programmation à la saveur particulière puisque c'est ici même que ce ballet a été créé en 1789. Chorégraphié et mis en scène par Frederick Ashton, il conte les amours de simples paysans sur un rythme endiablé. A voir jusqu'à fin décembre.

Juillet 1789. Dans quelques jours la Bastille sera prise d'assaut mais avant ce tournant de l'histoire, Jean Dauberval présente à Bordeaux la première version de "La Fille mal gardée" dont le sujet porte, et c'est une première, sur les amours de simples paysans.

Le ballet a traversé les siècles. Marius Petipa s'en est emparé en 1885. Moins d'un siècle plus tard, c'est Frederick Ashton qui va en proposer une version qui fera date. C'est celle-ci qui est donnée au Grand Théâtre de Bordeaux en cette fin d'année.
La jeune fille mal gardée 2 © Julien Benhamou

"A la Révolution, Dauberval et sa femme se sont enfuis jusqu'à Londres où ils ont dansé. En 1961 Frederick Ashton a rouvert le livret et a eu l'idée d'en faire sa propre version.

Eric Quilleré
Directeur de l'Opéra de Bordeaux

Directeur du Ballet


Reportage France 3 Aquitaine : C. Bouvet / C. Brousseau / D. Laurent

Le ballet met en scène Lise et Colas, deux amoureux qui essaient d'éviter le mariage arrangé promis à la jeune fille. Ils doivent, en outre, éviter le courroux de la mère Simone.

jeune fille mal gardée mère Simone © Julien Benhamou

A l'origine, "La Fille mal gardée" était dansé sur un pot-pourri d'airs populaires. Ferdinand Herold lui a écrit une parttion pour sa reprise à Paris en 1828. C'est cette version musicale qui est donnée à Bordeaux.


Farandoles, jeux de rubans entremêlés, cette pastorale, fruit d'une coproduction avec l'Opéra de Paris, reste dans un registre classique très festif et joyeux, et  s'adresse à tous les publics.