Disquaire day, une journée pour sauver le vinyle

Par @Culturebox
Mis à jour le 21/04/2013 à 14H08, publié le 21/04/2013 à 13H42
Des trésors chez les disquaires

Des trésors chez les disquaires

© Maël Kerneïs

Créé en 2008 aux Etats-Unis sous le nom de Record Store Day, et en 2011 en France, le Disquaire day a fêté sa troisième édition samedi 20 avril dans toute la France. Une opération pour éviter la fermeture des boutiques spécialisées qui semble en voie de réussir son pari.

"En région parisienne, un nouveau disquaire ouvre tous les trois mois." Avec une évolution notable : "Le vinyle représentait à peine 30 % du chiffre d'affaires des disquaires en 2009, aujourd'hui le pourcentage tourne entre 70 % et 80 % ! tel est le constat de David Godevais, directeur du Club action des labels indépendants français rapporté par nos confrères du Monde. Un bilan presque incroyable. Le vinyle a bien failli disparaitre, promis à une mort certaine, chassé par le CD et autre MP3. Pourtant, il semblerait qu'aujourd'hui, les mélomanes soient à la recherche d'un son plus authentique lassés par la froidieur et la pureté trop industrielle du son numérique.

Reportage : L. Truffert / E. Foissac / S. Lebeon / E. Auriaux

https://videos.francetv.fr/video/NI_145427@Culture

Cette année, ils sont 186 disquaires à participer à l'opération. Un évènement médiatique qui donne un coup de pouce au business. Certains vendeurs avouent muliplier leur chiffre d'affaire par quatre par rapport à un samedi ordinaire quand d'autres dépassent les recettes réalisées durant la période de noël. Il faut dire que les artistes sont de plus en plus nombreux à concevoir un disque spécial pour le disquaire Day. C'est le cas notament de the Stooges, 2 Many DJ's, ou David Bowie.

Reportage : C. Juteau / F. Tabuteau / J. Russseil

https://videos.francetv.fr/video/NI_145425@Culture

Mais derrière ce tableau idyllique se cache une réalité plus difficile pour les disquaires. Car une seule journée dans l'année ne suffit pas selon certains professionnels à compenser le désamour des jeunes générations pour le concept de l'album, trop habitués à zapper. En 1970, l'Hexagone comptait 3 000 enseignes, il n'en restait que 200 en 2012.

Reportage : E. Cadier / F. Pasquette / L. Di Bin

https://videos.francetv.fr/video/NI_145417@Culture