Zak Laughed sort un vrai disque, like a Bob Dylan

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 04/09/2009 à 10H35
Zak Laughed sort un vrai disque, like a Bob Dylan

Zak Laughed sort un vrai disque, like a Bob Dylan

© Culturebox

https://videos.francetv.fr/video/NI_95617@Culture

Zak Laughed and The Hobos seront en concert  à la Maroquinerie (Paris), le 30 septembre 2009, à Clermont-Ferrand, le 4 octobre puis en tournée. Ils viennent de sortir leur premier album intitulé "The Last Memories of my Old House" chez le label "3ème bureau".

Zak a rit, et il a dit : "je veux sortir mon disque en vinyle". Ainsi ces jeunes pousses de la génération numérique seraient enclins à jouer du Yukulélé, à en pincer pour le diamant des platines et à idolâtrer les bons vieux vinyles crépitants de Bob Dylan, The Jesus and Mary Chain, Neil Young ou encore Papas Fritas...oubliés par leurs parents dans une caisse qui dort au coin du feu.
Cette génération, qui n'aurait dû connaitre que le miracle du laser, nous fait le coup du microsillon patiemment tracé par ce laboureur de folk à la voix d'enfant. Philips et Sony sont au moins prévenus, trente ans après avoir voulu exterminer le Vinyle, il reste encore du travail à faire. C'est en 1979, que les deux firmes se sont entendues pour élaborer, avec la participation d'Hitachi, un nouveau procédé de lecture, le laser, et un nouveau support, le disque compact. La commercialisation de ce procédé a démarré fin 1982, d'abord timidement, avec seulement deux albums édités ; "The Visitors" du groupe Abba et une symphonie de Richard Strauss dirigée par Karajan. Il faut attendre 1989, soit dix ans après son invention, pour que les ventes de platines CD dépassent celles des anciennes platines. A l'époque, le Vinyle était promis à une mort certaine, rapide et dans des souffrances atroces, le public allait enfin être débarrassé de cet odieux craquement qui altérait sa qualité d'écoute. Zak ne rigolait pas encore. Il n'était même pas né.  il n'aurait jamais dû avoir l'oreille musicale affreusement déformée par l'écoute répétée de ces vieilles galettes vinyles aussi crépitantes qu'un feu de bois vert. Ce sont les MC du Rap -  les Maitres de Cérémonie des soirées hip-hop - et les DJ's de la planète house-techno qui sont responsables de cette douteuse résurrection. Savaient ils alors qu'il conduirait cet adolescent de 15 ans à vouloir entendre sa voix chevrotante craquée sur le "mange-disque" comme son héros Bob Dylan, quarante ans plus tôt. C'est presque à se demander si Sony et Philips ont bien fait le Job. Ils nous promettaient une meilleure qualité d'écoute et des supports inaltérables, trente ans après, c'est l'avenir du compact disque qui semble largement altéré. Le vinyle se porte bien, merci pour lui.