Toujours aussi "Motivés", Zebda rend hommage à Brel et Jaurès

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 04/09/2009 à 12H19
Toujours aussi "Motivés", Zebda rend hommage à Brel et Jaurès

Toujours aussi "Motivés", Zebda rend hommage à Brel et Jaurès

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Le Titre "Jaurès" écrit par Jacques Brel et interprété par Zebda a été édité pour la première fois en 1998 par Barclays dans une compilation intitulée "Aux Suivants" sur laquelle on pouvait entendre un florilège de reprises de Brel interprétés notamment par Bashung, Arno, Faudel, Arthur H, Noir Desir et Zebda. Ce titre "Jaurès" a lui déjà été ré-interprété par Manu Dibango, Fracesca Solleville et Erik Marchand.
 
Pourquoi ont-ils tué Jean Jaurès ? C'est en sortant de son travail au journal l'Humanité, le 31 juillet 1914, que Jean Jaurès se rend au café du croissant, rue Montmartre, il y sera assassiné de deux balles dans la tête tirée à bout portant par un étudiant nationaliste de droite : Raoul Villain.
La défense acharnée de Dreyfus, qu'il croyait au départ coupable, et surtout son engagement pacifique contre la guerre qui gronde, lui avait assuré une haine viscérale de la part des milieux nationalistes.
Mais Jean Jaurès n'était pas non plus toujours apprécié de sa famille politique. La communion de sa fille le verra taxé d'esprit bourgeois et son réformisme agacera plus d'une fois les partisans du grand soir. Son assassinat intervient trois jours avant le déclenchement de la gigantesque boucherie de 14-18. La mort du leader pacifiste annonce la fin des espérances de paix, seuls les millions de morts et l'horreur du massacre donneront finalement raison à Jaurès. Son meurtrier purgera 56 mois de détention préventive avant d'être finalement acquitté lors d'un procès aux Assises en 1919 au lendemain de la guerre. C'est même la veuve de Jaurès qui devra régler à cette occasion les frais de justice. D'autres se chargeront de rendre la justice à leur manière. Raoul Villain, réfugié sur l'île d'Ibiza dans les Baléares, sera assassiné à son tour le 17 septembre 1936, par les républicains espagnols. On en était alors qu'aux préparatifs d'un second conflit mondial qui n'eut rien à envier au premier en termes de barbarie. Lors de sa victoire en mai 1981, François Mitterrand se rendit au Panthéon pour saluer les tombes de Jean Moulin, celle de Victor Schoelcher et s'incliner devant celle de Jean Jaurès.