« The Popopopops » dans la cour des grands au Transbordeur de Lyon

Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 26/10/2012 à 17H07
The Popopopops

The Popopopops

© DR

The Popopopops étaient en concert le 24 octobre au Transbordeur de Lyon en première partie des Skip the use. Un événement pour le jeune groupe rennais avant la sortie de son premier album début 2013.

Le défi était de taille : jouer dans une salle toute acquise à la cause des bouillonnants et très rock, Skip the use. Un défi relevé avec panache par The Popopopops…Il faut dire que depuis leurs débuts il y a 5 ans, les 4 garçons ont gagné en maturité, en assurance.

Il est loin en effet le documentaire* réalisé par Stéphane Grammont pour France 3 Bretagne, qui racontait les débuts d’un groupe, ses espoirs, ses désillusions… Une époque où par manque d’expérience, les garçons disent s’être un peu trop dévoilés. Aujourd’hui les Pops gèrent mieux leur image, ils ne « grimpent plus au plafond ». Des hauts –comme le prix CQFD des Inrocks en 2009 – mais aussi quelques bas leur ont appris à canaliser leur énergie. Une question de maturité sans doute. Une maturité qui se ressent sur scène.

L’âge de raison

Le poing levé, Victor Rolf (chant, clavier) exhorte le public réputé connaisseur du Transbo à rentrer dans l’univers très pop des Pops. Et ça fonctionne. Venus à l’origine pour un tout autre  spectacle, le rock incandescent des Lillois de Skip the use, les spectateurs adhèrent. Ils ne connaissent pas les chansons ? Qu’à cela ne tienne, les Pops leur font jouer les chœurs.

A coup de « oh yeah », le public est là, il couronne ces nouveaux princes de la pop.  De l’électrisant « Dance tonight » à l’inédit « Pure », avant goût du nouvel album en passant par une version très personnelle du légendaire « Break on through » des Doors, Victor, Vincent, Guillaume et Simon font mieux que de la figuration : ils se révèlent. La scène, c’est leur « truc » comme ils disent, ce qui les motive. Et c'est d'ailleurs avec un titre qui lui tient particulièrement à coeur, "My mind is old" que le groupe tire sa révérence.

 

Bientôt têtes d’affiches ?

Une vraie première partie, vivante, enflammée voilà ce que les Popopopops ont offert au public du Transbordeur. Une première partie telle avant, pourquoi pas, des concerts en tant que têtes d’affiches. Peut-être après la sortie de leur premier album prévue en février-mars 2013 ? C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

*« Pop up the Pops, chronique d’une émergence » de Stéphane Grammont et Benoît Thibaut.