"Sunset", le rêve américain de Superbus

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 24/08/2012 à 12H01
Jennifer Ayache, de Superbus, sur scène le 1er juillet 2012 à Bordeaux

Jennifer Ayache, de Superbus, sur scène le 1er juillet 2012 à Bordeaux

© Florent Dupuy / Sipa

Lundi 27 août, le groupe de Jennifer Ayache sort son cinquième album studio), "Sunset", enregistré à Los Angeles. "Avec ce disque, on a ramené le souvenir d'un rêve enfin réalisé", a confié la chanteuse à l'AFP.

Jennifer Ayache, passionnée par le continent américain, n'a jamais oublié son premier séjour aux Etats-Unis, six mois passés loin de ses parents (dont sa mère Chantal Lauby), quand elle avait 14 ans. Parmi ses sources d'inspiration musicale, le groupe No Doubt de la dynamique et glamour Gwen Stefani figure en très bonne place.

Fondé en 2002, Superbus a défendu avec succès une formule alors rarissime, voire inédite en France, de rockeuse-leader. Le groupe (désormais un quintet) a vendu au total 500.000 exemplaires, collectionnant les tubes comme "Lova Lova" ou "Pop'n'Gum".

"Des envies de Los Angeles"
Jusque-là, Superbus n'avait osé aborder l'aventure américaine, enregistrant ses albums en France et en Belgique. "J'avais des envies de LA / J'ai fini par le faire / Peut-être un peu tôt / Un peu solitaire / Le voyage est beau", chante Jennifer Ayache sur "All alone", le premier extrait de l'album.

Le clip de "All Alone" (2012)

"Le fait de travailler avec une équipe américaine, de voir comment ça se passait vraiment en studio là-bas était un rêve de gosse pour nous tous", confie la chanteuse à l'AFP. L'opportunité est venue d'une rencontre avec le producteur américain Billy Bush. L'expérience s'est révélée fabuleuse. "C'est vraiment d'une efficacité incroyable, très pro, raconte Jennifer Ayache. Il y a 15 assistants pour le café, la batterie, la guitare. On arrive, tout est prêt, les mecs savent exactement ce qu'ils font. Enregistrer un disque là-bas m'a paru très simple, très spontané."

Un invité très spécial : Richie Sambora, de Bon Jovi
Cerise sur le gâteau : quand le groupe a eu besoin d'un solo de guitare "pour un morceau un peu années 80, un peu B.O. de film d'horreur", il a frappé à la porte du studio voisin, où enregistrait le guitariste de Bon Jovi, Richie Sambora. "Moi, j'écoutais Bon Jovi quand j'avais neuf ans. Il avait toujours les cheveux permanentés, le bronzage, il était parfait. Il a écouté et il a juste dit 'c'est cool, on y va'", relate Jennifer Ayache.


"À la chaîne" (2012)

Après avoir expérimenté des sonorités plus synthétiques sur l'album "Lova Lova" (2009), Superbus a voyagé cette fois dans les méandres du rock et de la pop US : surf, power pop, americana, rock alternatif, grunge, metal...

"Peut-être notre disque le plus français"
Il n'empêche que Jennifer Ayache estime : "c'est peut-être notre disque le plus français", à l'image du titre "Duo", chanté avec le musicien et top-model Marco Kamaras, écho à de la cold-wave des années 80. "Le côté français est peut-être une impression qui vient des textes, un peu plus mélancoliques, estime l'auteure, compositrice et chanteuse de Superbus. "Ca raconte des tranches de vie, ce que j'ai vécu pendant deux ans. Quand on s'arrête de dix ans de tournées, de colonie de vacances, on rentre et on se retrouve un peu seul."

En 2010, la tournée marathon du premier best-of de Superbus, "Happy BusDay", sorti en 2010, s'est terminée sur des tensions. D'où la pause de deux ans qui a suivi. "Depuis que j'ai 15 ans, je suis avec ces garçons-là. J'en ai 28 aujourd'hui, c'est une véritable aventure humaine. Un groupe qui arrive à rester ensemble c'est rare et on est vraiment fier de ça, de continuer", conclut Jennifer Ayache.

Sortie de "Sunset" le 27 août 2012

Sortie de "Sunset" le 27 août 2012

© Polydor
Un 1er teaser de "À la chaîne"


Un 2e teaser de "À la chaîne"