Pussy Riot : Aurélie Filippetti "préoccupée"

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 09/08/2012 à 18H10
Aurelie Filippetti le 1er août 2012 à l'Elysée

Aurelie Filippetti le 1er août 2012 à l'Elysée

© Bertrand Langlois / AFP

Après les rockers et popstars de divers pays, c'est au tour de la ministre française de la Culture d'afficher son soutien pour les trois jeunes rockeuses russes contestataires qui risquent trois ans de camp pour un coup d'éclat dans une cathédrale moscovite.

Jeudi après-midi, dans un communiqué, Aurélie Filippettti a fait savoir qu'elle "suit avec attention et préoccupation" le procès des jeunes anti-Poutine, qui a débuté lundi 6 août à Moscou. Elle appelle les autorités russes à respecter le "principe de liberté sans lequel aucune création n'est possible".

Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, sont jugées pour "hooliganisme" après avoir chanté, le 21 février, encagoulées, une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Vierge de "chasser Poutine". Mardi 7 août, le procureur a requis 3 ans de camp à l'encontre des jeunes femmes. Les prévenues dénoncent un procès politique, "stalinien" selon les termes de l'une d'entre elles, et demandent leur relaxe. Le jugement doit être rendu le 17 août à Moscou.


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Punies pour avoir "librement exercé leur art", selon Filippetti
"Ce qui leur est reproché est ni plus ni moins d'avoir librement exercé leur art", estime la ministre française. "A travers elles, c'est la liberté de création des artistes qui est mise en accusation."

"De tout temps, la création a connu une indispensable dimension provocatrice. La liberté de création est aussi la liberté de critiquer le pouvoir en place. C'est la force d'une démocratie que de savoir accepter cette licence artistique et de protéger les artistes qui l'exercent", ajoute-t-elle. "La ministre de la Culture et de la Communication appelle les autorités russes à respecter ce principe de liberté sans lequel aucune création n'est possible", indique enfin le communiqué.


La fameuse opération choc des Pussy Riot à la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, le 21 février 2012