Les Rolling Stones, 50 ans de "Satisfaction" : les tubes en vidéo

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 12/07/2012 à 11H02
Les Rolling Stones : 50 ans de tubes

Les Rolling Stones : 50 ans de tubes

© NOTIMEX/ AFP

Au 165 Oxford Street à Londres, le club de leurs débuts n'existe plus. Mais les mythiques Rolling Stones, eux, continuent d'enflammer les foules, cinquante ans après leur premier concert qui allait révolutionner l'histoire du rock.

Sur la principale artère commerciale londonienne, une banque a désormais remplacé le Marquee Club, où le 12 juillet 1962, un tout nouveau groupe formé de Brian Jones, Mick Jagger, Keith Richards et trois autres musiciens faisait ses premiers pas sur scène. Jagger et Richards, amis d'enfance, étaient alors âgés de 19 ans et Brian Jones, qui devait tragiquement mourir noyé dans sa piscine en 1969, avait 20 ans.

Les Rolling Stones dans les années 60's

Les Rolling Stones dans les années 60's

© GOODWIN/REX FEATURES/SIPA
Rejoints ensuite par Bill Wyman et Charlie Watts, les rois de la provocation étaient loin de se douter qu'ils allaient devenir une référence pour des générations de musiciens, vendre plus de 200 millions d'albums, avec des tubes entrés dans la légende comme "(I Can't Get No) Satisfaction" ou  "Jumpin' Jack Flash".


1965 : "Satisfaction"

1968 : "Jumpin' Jack Flash"

"Sympathy for the devil"


"Cinquante années fantastiques"

"On a commencé comme un groupe de blues, à jouer dans des clubs et puis on s'est retrouvés à remplir les plus grands stades du monde avec un genre de  spectacle qu'aucun d'entre nous n'aurait jamais imaginé au départ", s'émerveillaient encore les Stones en mars dernier sur leur site officiel, en résumant "cinquante années fantastiques". Le groupe, qui a atteint son apogée artistique entre la fin des années 1960 et le milieu des années 1970 avec les albums "Beggars' Banquet", "Sticky Fingers" et "Exile on Main Street", a traversé les crises, les excès de drogues et connu de nombreux remaniements.

1971 : "Brown Sugar" (Andy Warhol réalise la pochette de l'album "Sticky Fingers")

1973 : "Angie"

1978 : "Miss you"

"Some girls"

1981 : "Start me up"

1994 : "Like A Rolling Stone", reprise de Bob Dylan.

1997: "Anybody Seen My Baby" de l'album "Bridges To Babylon"


2005 : "Streets Of Love" du dernier album "A Bigger Bang"


Une tournée l'année prochaine ?

Signe d'une popularité toujours vivace, les spéculations vont bon train sur la tenue d'un concert à l'occasion de ce 50e anniversaire. Le magazine Rolling Stone, qui comme le groupe porte le nom d'une chanson du musicien de blues Muddy Waters, rapportait le mois dernier que cette possibilité était "fortement envisagée". Et alors que les  Rolling Stones  répètent ensemble pour la première fois depuis cinq ans, une tournée est évoquée pour l'année prochaine. La dernière remonte à 2005-2007, à l'occasion de l'album "A Bigger Bang". Pour 2012 en revanche, "nous ne sommes pas prêts", déclarait Keith Richards en mars dernier au magazine Rolling Stone, jugeant que 2013 était une date "plus réaliste" pour une tournée. Mick Jagger a aussi démenti que le groupe se produirait à l'occasion des jeux Olympiques qui commencent le 27 juillet. "Nous ne jouons pas pour les JO mais j'ai hâte de regarder les Jeux comme tout le monde!", écrivait le chanteur le mois dernier sur le réseau social Twitter.

Une exposition, un livre et un documentaire

Pour célébrer ces 50 ans, les fans pourront se rabattre sur une exposition de photos qui s'ouvre jeudi à Somerset House à Londres, "The Rolling Stones: 50", et qui coïncide avec la publication d'un livre du même titre. Un documentaire sur l'histoire mouvementée du groupe doit aussi sortir en  septembre. L'occasion sans doute de revenir sur les frictions récurrentes au sein du duo central entre le charismatique Jagger et le turbulent Richards, connu pour ses riffs géniaux mais aussi sa consommation importante de drogues et d'alcool. Des tensions ravivées en 2010 par une autobiographie de Keith Richards qui, entre autres flèches décochées à l'encontre de Jagger, lui reprochait d'avoir accepté d'être anobli par la reine Elizabeth. "Parfois je me dis Mon ami me manque. Je me demande "Où est-il passé?", écrivait le guitariste, surnommant ironiquement Mick Jagger "Votre Majesté".