Joy Division : Saville raconte la pochette de "Unknown Pleasures"

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 16/10/2012 à 15H48
Le graphique de la pochette de "Unknown Pleasures" de Joy Division

Le graphique de la pochette de "Unknown Pleasures" de Joy Division

© Peter Saville

La pochette du premier album de Joy Division, "Unknow Pleasures", paru en 1979, est ce qu'on appelle une pochette culte. Au moins aussi culte, si ce n'est plus, que l'album qu'elle illustre. Réalisée par Peter Saville, le graphiste attitré de Factory Records sur lequel était signé le groupe de cold wave, elle est inspirée du graphique des signaux enregistrés du premier pulsar (étoile à neutrons) découvert. Dans la vidéo ci-dessous, Peter Saville raconte le "making off" de cette pochette et offre un panorama réjouissant des dizaines d'hommages insolites qu'elle a inspiré.

Peter Saville, interrogé pour la Vizualised Conference qui se tient le mois prochain à New York, raconte que les jeunes musiciens de Joy Division "savaient ce qu'ils voulaient pour leur pochette". Il montre à l'écran l'image qu'ils lui ont suggéré, tirée de l'Encyclopédie d'Astronomie de Cambridge.

Saville considère cette image comme un "magnifique symbole enigmatique". A l'instar sans doute de la musique de Joy Division à l'époque. Et de son chanteur trop tôt suicidé Ian Curtis. Il a d'ailleurs accentué ce côté énigmatique, puisqu'à l'origine, la pochette extrêmement sobre n'offrait aucun nom, label ou tracklist auxquels se référer (ils se trouvaient en pochette intérieure).

Peter Saville raconte la pochette d'"Unknown Pleasures"

Alors que l'on voit défiler à l'écran des dizaines d'interprétations de cette pochette, allant de personnes tatouées du fameux graphique, parfois sur toute la largeur du dos, aux baskets, mosaïques et autres jeux de lumière, Saville s'étonne encore de tous ces "étranges" hommages.

Au final, la puissance de cette image et son impact durable, résident selon lui dans le fait que ce diagramme est ouvert à l'interprétation infinie et à la réinterprétation par chacun. Cette ouverture lui permet d'essaimer et d'inspirer encore aujourd'hui.