Arcade Fire rafle un nouveau prix, le Polaris

Par @Culturebox
Mis à jour le 18/10/2013 à 16H40, publié le 23/09/2011 à 18H37
Win Butler d'Arcade Fire, avril 2011 à Indio, Californie.

Win Butler d'Arcade Fire, avril 2011 à Indio, Californie.

© Kevin Winter - Getty Images - AFP

Le Polaris Prize, récompense décernée chaque année par un jury de critiques musicaux canadiens, a été attribué le 19 septembre à Arcade Fire pour son dernier album "The Suburbs", sorti en août 2010. Il s'agit du quatrième prix prestigieux remis cette année à Win Butler et les siens pour ce disque, après le Grammy (USA) du meilleur album, le Brit Award (G-B) du meilleur album international et le Juno (Canada) du meilleur album de l'année.

Arcade Fire était opposé pour ce prix à Timber Timbre, Braids, Ron Sexsmith, Austra, Colin Stetson, Destroyer, Galaxie, Hey Rosetta! et The Weeknd.

Le chanteur Win Butler a paru plutôt surpris de recevoir le Polaris Prize, accompagné d'un chèque de 30.000 dollars et généralement porté sur les groupes méconnus. A la question de savoir ce qu'il allait faire de cet argent, le leader d'Arcade Fire a répondu "Pour être honnête, nous n'avons pas réfléchi à la question car nous ne nous attendions pas à gagner". Mais quelques minutes plus tard le groupe avait trouvé quoi faire de cette somme.

Le multi-instrumentiste Richard Reed Parry a annoncé que tous les groupes présents étaient invités à venir enregistrer gratuitement, grâce à cet argent, dans le studio qu'Arcade Fire a construit récemment à Montréal.

Cette générosité du groupe québecois vis à vis de leurs pairs est à l'oeuvre depuis longtemps. Il s'agit pour Win Butler et les siens de manifester leur gratitude pour la générosité dont ils ont bénéficié à leurs débuts. "Nous avons vraiment eu de la chance dès le départ avec des gens qui nous ont offert du temps d'enregistrement et un espace pour le faire (...) ce qui est le plus beau luxe dans la vie d'un artiste", a souligné Richard Reed Parry.

Petite Eglise, une église convertie en studio
Avant le studio montréalais flambant neuf dans lequel ils invitent aujourd'hui la jeune scène à jouer, c'est celui de Petite Eglise, une église reconvertie en studio par leurs soins située à Farnham, à 66 km de Montréal, qui a constitué la première manifestation de cette entraide.

Le lieu, acheté par Arcade Fire peu après son premier album "Funeral" (2004), est devenu une pépinière pour de nombreux groupes, dont Timber Timbre, qui était justement nominé au Polaris cette année, mais aussi Colin Stetson, Owen Pallett et Beirut.

"Nous avons monté un studio en dehors de Montréal après notre premier disque et chaque fois que nous n'en avions pas l'usage nous avons laissé les groupes y aller et enregistrer pour trois fois rien", a déclaré Win Butler à Polaris. "Pour une scène musicale, il est important d'avoir un studio de niveau international où les gens peuvent enregistrer, parce que si une scène n'est pas documentée personne ne l'entendra jamais".

Arcade Fire reçoit le Polaris Prize, le 19 septembre