Dixième année de baisse pour la musique enregistrée en France

Par @Culturebox
Mis à jour le 28/01/2013 à 13H58, publié le 28/01/2013 à 13H37
Un client de la FNAC en novembre 2012 à Paris. 

Un client de la FNAC en novembre 2012 à Paris. 

© MIGUEL MEDINA / AFP

Le marché de la musique enregistrée en France a connu sa dixième année consécutive de baisse en 2012, avec un repli de 4,4%, à 589,7 millions d'euros, a annoncé le Snep, le principal syndicat de producteurs de disques, lundi au Midem. Le téléchargement continue de progresser, le streaming bondit.

Les ventes physiques (CD et DVD) ont une nouvelle fois connu une "mauvaise année", avec une chute de 11,9% à 363,7 millions d'euros, a indiqué le directeur général du Snep, David El Sayegh. En revanche les ventes numériques (téléchargement, streaming) ont bondi de 13%, à 125 millions d'euros. "Elles sont désormais un véritable relais de croissance pour notre industrie" et représentent 25% des ventes, contre 21% en 2011, a-t-il souligné. Les droits voisins (droits perçus par les producteurs sur la diffusion de chansons à la TV et à la radio, dans les bars et discothèques...) ont augmenté de 7,5% à 101 millions d'euros.
 
Aujourd'hui 50% des revenus proviennent du téléchargement
Le téléchargement est le plus gros poste de revenus (50%). Il a progressé de 11,8%, à 63 millions d'euros. Mais ce sont les rentrées tirés du streaming et des abonnements qui ont enregistré la plus forte hausse, bondissant de 31,8% à 52,5 millions d'euros. Avec la Scandinavie, la France est un des territoires où le streaming est le plus important, représentant 42% des revenus issus du numériques.

En revanche, le marché des sonneries de téléphone poursuit sa chute, baissant de 34%, à 9,5 millions d'euros. Reflet de la crise que connaît le disque depuis 10 ans, le nombre d'albums commercialisés a reculé de 3% en 2012, revenant au niveau de 2009. 93 nouveaux artistes ont signé des contrats avec des maisons de disques, mais 62 contrats ont pris fin.