Un demi-siècle sans Edith Piaf

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/10/2013 à 19H10, publié le 06/10/2013 à 17H44
Edith Piaf aux côtés d'Yves Montand dans "Etoile sans lumière" © 91060 / UNITED ARCHIVES / DPA/AFP

Il y a cinquante ans, le 11 octobre 1963, disparaissait Edith Piaf à l'âge de 47 ans. Deux ans avant de fêter le centenaire de sa naissance, la France commémore la disparition d'une artiste sans équivalent. Née dans le prolétariat parisien, devenue la plus grande vedette de son temps elle a partagé l'intimité de nombreuses personnalités de l'époque. Elle reste un mythe français.

Avant elle, il y avait eu Damia et Fréhel, après elle, il n'y eut plus rien. Edith Piaf reste la plus grande chanteuse réaliste et aucune tentative de l'imiter ou de la remplacer n'a vraiment connu le succès. La vie de cette petite femme d'un mètre quarante deux est un véritable roman dont il reste encore aujourd'hui difficile de démêler le vrai du mythe. Née Edith Giovanna Gassion, rien ne la destinait à devenir la Française la plus célèbre de son temps.

Reportage: MH Bonnot, R. Mathe, L. Calvy, I. Palmer

https://videos.francetv.fr/video/NI_138925@Culture

Charisme
Ceux qui l'ont approchée le disent pourtant tous, Edith possédait en plus de sa voix une aura et un charme qui opérait sur tous ou presque. En plus de ses nombreux amants célèbres, elle avait toujours autour d'elle une espèce de cour d'hommes, prêts à tout pour satisfaire ses envies, voire ses caprices. Piaf n'avait pourtant rien d'une beauté fatale. Petite, atteinte de polyarthrite, vite dépendante de la morphine, son corps très tôt vieilli portait les stigmates d'une vie de souffrance.

Inspiration
Edith Piaf a suscité la composition et l'écriture de nombreuses chansons restées parmi les meilleures du répertoire français, de Charles Dumont à Georges Moustaki en passant par Charles Aznavour, Michel Vaucaire ou Michel Emer, elle inspirait les plus grands.
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Jusqu'à la fin
Le 10 octobre 1963, elle meurt près de Grasse, accompagnée jusqu'au bout par sa secrétaire et confidente Danielle Bonnel. Son corps est alors "rapatrié" sur Paris et son décès n'est déclaré que le lendemain. Il eût sans doute été incongru pour ses amis que cette femme, symbole de l'esprit parisien, rendit l'âme loin de Belleville. Pourtant très croyante (elle portait toujours une médaille de Sainte-Thérèse de Lisieux) l'Eglise lui refuse alors des obsèques religieuses sous le prétexte d'une vie licencieuse. Elle aura droit cependant à une bénédiction donnée par l'aumônier des artistes.

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