Rencontre avec Vladimir Cosma, l'homme aux 300 musiques de films

Mis à jour le 28/01/2019 à 10H24, publié le 28/01/2019 à 09H59
Vladimir Cosma chez lui, dans le XVIe arrondissement de Paris.

Vladimir Cosma chez lui, dans le XVIe arrondissement de Paris.

© France 2 / Culturebox

L'année prochaine, il aura 80 ans mais l'âge ne semble avoir de prise sur Vladimir Cosma. La preuve, après plus de 50 ans de carrière, le compositeur s'est lancé dans l'aventure du symphonique. Après une tournée en 2016 et 2017, il était de retour au Grand Rex pour deux concerts exceptionnels. Une équipe de France 2 l'a rencontré chez lui à Paris. C'était avant le décès de Michel Legrand.

Reportage : N. Hayter / D. Turpin / C. Vignal / N. Lachaud

https://videos.francetv.fr/video/NI_1352137@Culture


C'est un homme chaleureux qui accueille Nathalie Hayter et son équipe dans son appartement du XVIe arrondissement de Paris. Avec son léger accent, héritage de ses origines roumaines, Vladimir Cosma se dit très heureux. Un bonheur partagé, tant le compositeur est un monument de la culture française. En 50 ans de carrière, l'artiste a composé 300 musiques de films pour le cinéma ou la télévision. Certaines, pour ne pas dire la plupart, sont devenues des tubes : Rabbi Jacob, Le grand blond, L'as des as, Inspecteur Labavure, Le dîner de cons et bien sûr, La Boum. Vladimir Cosma se met au piano et commence à jouer le thème qui a fait vibrer des générations de Français(e)s. "Je me retrouve à mes concerts avec des jeunes filles qui sont là avec leur mère, avec leur grand-mère, elles ont toutes vu la Boum et elles me racontent leurs premières rencontres sur cette musique. C’est un plaisir extraordinaire !"

"J'exprime ma personnalité dans un film, quel qu'il soit"

Depuis 1968, date de sa première bande originale pour "Alexandre le bienheureux" d'Yves Robert, Vladimir Cosma a travaillé aux côtés des plus grands réalisateurs : Oury, Veber, Beineix, Zidi, Scola, Mocky, Molinaro, Boisset...Pour chacun des films qui lui ont été confiés, le compositeur a su raconter une histoire en musique. Alors, quelle est la recette de son succès ? "La recette c’est que j’essaie d’exprimer ma personnalité dans un film, quel qu’il soit. Les gens le ressentent puisque souvent ils me disent : "on reconnait votre musique". Cette reconnaissance, cette familiarité, c'est ce qui explique sans doute le plaisir qu'a le public a réentendre les musiques de Vladimir Cosma en version symphonique. Ses concerts affichent toujours complet. C'était le cas des deux concerts au Grand Rex ce week-end.