Patrick Bruel revient avec "Ce soir on sort" : "Mon passeport pour la scène c'est l'album"

Mis à jour le 29/10/2018 à 16H52, publié le 29/10/2018 à 15H55
Patrick Bruel, invité de France 2

Patrick Bruel, invité de France 2

© France 3 / culturebox / capture d'écran

Patrick Bruel fait son grand retour sur le devant de la scène. Après 6 ans d'absence, il sort un nouvel album "Ce soir on sort" . Et il prépare une grande tournée dans tout le pays à partir de février 2019. Interrogé par Laurent Delahousse dans "20h30 le dimanche", il s'est confié sur ce nouvel opus, les grands moments de sa carrière et sa relation avec Johnny Hallyday.

 Johnny Hallyday, l’écriture, l’amour toujours intact du public, sa passion pour le ballon rond mais également pour la politique et tous les sujets qui touchent à notre société, Patrick Bruel se confie à l’occasion de la sortie de son nouvel album "Ce soir on sort". 
Patrick Bruel, invité de "20h30 le dimanche"

L’amour du public

"On ne peut pas avoir la prétention de penser que les gens seront là quoi qu’il arrive. Mais il vrai que j’ai déjà beaucoup de chance car j’ai annoncé plusieurs concerts et on sait déjà que certaines salles sont pleines". 2019 risque en effet d’être l’année de Patrick Bruel. Le chanteur va partit sur les routes pour une tournée gigantesque qui débutera en février pour se terminer en juin. "Ce qui est vertigineux, c’est que les gens ont répondu présent tout de suite. Ça rassure. Mais mon passeport pour la scène, c’est l’album que j’ai mis deux ans à faire, avec beaucoup d’amour et d’envie".

Très ému d'évoquer le souvenir de Johnny

"C'est un magnifique parcours avec Johnny, depuis notre première rencontre jusqu'à notre dernier déjeuner" raconte le chanteur. Ces dernières années, il a partagé beaucoup de moment intimes avec Johnny Hallyday et en parle avec beaucoup d'émotion. "J'habitais à Los Angeles, dans un quartier proche du sien, donc on s'est beaucoup plus vus. C'était quelqu'un de très fort, de très étonnant(...). Moins il y avait de monde et plus il se livrait, plus il parlait. On comprenait à travers son analyse pourquoi il était là, et bien là et encore et toujours là". Et d'évoquer ensuite cette "extraordinaire main tendue en 1998". "Il m'a invité au Stade de France. Il a fait beaucoup pour moi et a été là plein de fois. On a vécu des moments forts, drôles, émouvants, on avait une jolie complicité". 

Guy Carcassonne, Pittsburgh et les extrêmes

Témoin attentif de son époque, passionné par la politique et les enjeux de notre société, secoué et marqué à jamais par les attentats terroristes, la montée des nationalismes un peu partout dans le monde, l'acteur et chanteur a évoqué son grand ami disparu, le spécialiste de droit constitutionnel Guy Carcassonne, décédé en 2013. Il lui a même dédié une chanson dans son nouvel album, "Mon repère". "Guy était un visionnaire. La manière dont le monde se délite, il l'avait prédit. Il manque terriblement à notre démocratie. Sa pensée est un élément moteur de notre démocratie". Réagissant à l'actualité, Il a évoqué la tuerie de Pittsburgh, aux Etats-Unis, qui a fait 11 morts dans une synagogue, le 27 octobre. "Il faut nommer les choses", dit-il avec gravité "C'est un attentat antisémite, pas seulement une fusillade". Patrick Bruel dénonce également la montée de la violence, une violence qui se banalise "décomplexée par les discours populistes". "C'est le plus grand crime antisémite de l'histoire des Etats-Unis, et ça arrive maintenant" rajout-t-il. Une critique sans le citer de Donald Trump, qu'il accuse notamment de mettre régulièrement de l'huile sur le feu depuis son élection à travers ses déclarations.