Nombreux fans à Drouot pour la vente Claude François

Par @Culturebox
Mis à jour le 26/05/2013 à 12H27, publié le 25/05/2013 à 17H28
Cette figurine fait partie des objets évoquant Claude François, vendus aux enchères le 25 mai à Paris

Cette figurine fait partie des objets évoquant Claude François, vendus aux enchères le 25 mai à Paris

© PMG/SIPA

L’Hôtel Drouot à Paris a fait salle pleine samedi pour la vente de reliques de Claude François. Objets personnels et souvenirs du chanteur idole y étaient vendus aux enchères, 35 ans après sa mort. La vente a totalisé 213.600 euros

Lynda Trouvé, commissaire priseur de la maison d'enchères Coutau-Bégarie, organisatrice de la vente, évaluait l'assistance entre 200 et 250 personnes. "Il  y avait une attente", a-t-elle expliqué : c'est la première vente entièrement consacrée au chanteur.
 
Les vêtements se sont particulièrement  bien vendus, a-t-on précisé à l'Hôtel Drouot.
Reportage : M. Rey / F. Askienazy / MP. Susini

https://videos.francetv.fr/video/NI_135257@Culture

Une veste de scène vendue pour 36.851 euros
Une veste de scène rouge, portée lors d'un concert à Bruxelles en janvier 1974, a été vendue 36.851 euros alors qu'elle était estimée entre 12.000 et 15.000 euros. Quant à la dernière montre du chanteur, une Cartier estimée elle aussi entre 12.000 et 15.000 euros, elle est partie à 23.735 euros.

Un costume en satin noir, porté à la télévision pour la chanson "Je vais à  Rio", a été adjugé 9.370 euros (estimé entre 5.000 et 7.000 euros). Un peignoir en satin blanc porté pour une scène du film de Guy Lux "Drôle de zèbres", est parti pour 3.998 euros (estimation entre 2.500 et 3.000 euros). Et plusieurs chemises-body ont doublé leur estimation, vendues entre 2.250 et  3.250 euros.

Moins de succès pour les photos érotiques de Cloclo
En revanche, les clichés érotiques réalisés par Claude François sous le pseudonyme François Dumoulin ont eu moins de succès. Trois lots sur quatre seulement ont  été vendus, en dessous de leur estimation.

Les fans se sont pressés nombreux à la vente. "Cloclo fait l'objet d'un véritable culte. Sa postérité a scellé son véritable triomphe", relevait Fabien Lecoeuvre, biographe officiel du chanteur, expert de la vente.
 
Il a fallu une année entière à la maison Coutau-Bégarie pour réunir quelque 250 lots, souvenirs, affiches, disques d'or et tenues légendaires.
 
Des chemises de Claude François, vendues à Paris, à Drouot, le 25 mai 2013.

Des chemises de Claude François, vendues à Paris, à Drouot, le 25 mai 2013.

© PMG/SIPA
Pas de place pour tout le monde
Cheveux blonds, silhouette fine serrée dans une veste noire sur une chemise  rouge, Michel, quinquagénaire qui a vu "Claude" plusieurs fois sur scène, est venu "s'imprégner de l'ambiance".
 
A l'entrée de la salle où étaient exposés les objets personnels et souvenirs du chanteur vendus aux enchères, l'ambiance était électrique. Il n'y avait pas de place pour tout le monde, même si la vente pouvait aussi être suivie sur écran dans une autre salle.
 
Monique Jan était venue de Suisse pour vendre la mèche : une rarissime et authentique mèche de cheveux de l'idole, datant de 1968 et scellée par de l'adhésif transparent sur une carte de visite du chanteur. "J'avais 14 ans quand je l'ai gagnée à un concours", raconte-t-elle.
 
"Le premier amour de ma vie", raconte une fan
"Claude est le premier amour de ma vie", confiait Monique, avant d'expliquer : "La vie passe. Ca fait plus de 40 ans qu'elle est avec moi, je me suis dis que d'autres fans plus jeunes que moi pourraient apprécier de l'avoir."
 
Marcelle et Mauricette sont des jumelles de 70 ans. Le même pull à fleurs, l'une en rose, l'autre en vert, toutes les deux un médaillon "Claude François" autour du cou. Elles sont "fans de Claude chez les hommes, d'Edith Piaf chez les femmes". Quand on leur pose la question de leur chanson préférée de Cloclo, elles démarrent au quart de tour, entonnant en choeur dans le brouhaha ambiant "Je sais".
 
Bloquée à l'entrée des deux salles consacrées à la vente Cloclo, Caroline rongeait son frein. Elle avait 10 ans à la mort du chanteur. "Mes enfants en sont  fans, ils chantent encore ‘Alexandrie, Alexandra’", a-t-elle assuré. Elle aurait  bien acheté une chemise, mais n'avait "aucune idée de ce que ça peut valoir".
 
Il a fallu un an pour glaner toutes ces reliques
Les reliques dispersées samedi ont été glanées auprès de collectionneurs privés, d'ex-collaborateurs du chanteur, d'ex-patrons de maisons de disques...
 
Les enchères portaient aussi sur des pièces du Moulin de Dannemois, sa résidence de l'Essonne ainsi que sur des clichés érotiques signées de son pseudonyme François Dumoulin.
 
Avec près de 67 millions de disques vendus depuis 1962, Claude François présente la singularité d'avoir vendu presque autant de disques depuis sa disparition que de son vivant.