Michel Polnareff : "Je suis très fier d'"Enfin!", je fais des disques pour emmener le meilleur de moi-même"

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Rédacteur en chef adjoint de Culturebox

Mis à jour le 03/12/2018 à 11H54, publié le 03/12/2018 à 11H53
Michel Polnareff en duplex de Las Vegas

Michel Polnareff en duplex de Las Vegas

© France 2 / culturebox

28 ans que les fans l'attendaient. Michel Polnareff est de retour avec "Enfin!". Un dixième album aux styles éclectiques Michel Polnareff était l'invité de Laurent Delahousse en duplex depuis Las Vegas. L'occasion d'expliquer un si long silence, de revenir sur son côté provocateur et de parler de son père.

Michel Polnareff a toujours su se faire rare surtout depuis qu'il a quitté la France pour les Etats-Unis. Son retour dans les bacs avec "Enfin" est l'occasion d'avoir de ses nouvelles. 

Rêve de Salle Pleyel

Première bonne nouvelle depuis Las Vegas où il répondait aux questions de Laurent Delahousse, il y a bien un projet de tournée en France et Michel Polnareff aimerait commencer par la salle Pleyel "pour conjurer le sort. C'est là où j'ai failli partir (victime d'une embolie pulmonaire.

Bien qu'éloigné depuis 1973 de la France Michel Polnareff se sent toujours français "de la tête aux pieds, un Français qui suit l'actualité notamment ce qui se passe en ce moment. " 

C'est triste de savoir qu'il y a des gens qui n'arrivent pas à nourrir leurs enfants... J'espère que les violences ne vont pas abîmer une cause que je trouve très sincère.

Le cadenas de la pochette

"Quand je voyais le cadenas de mon smartphone s'ouvrir je me disais : tiens je peux communiquer! Ça m'a donné une idée...justement, le bébé (album) n'est plus à moi, je vous donne la clé, vous l'ouvrez et je vous donne mon monde.

Une si longue attente 

"Il y a une surenchère sur les dates de ma soi-disant absence"

"Je ne fais pas des disques pour faire des disques, je fais des disques pour emmener le meilleur de moi-même. Je pense avoir réussi avec "Enfin". Je suis très fier de ce disque. Il y a eu des problèmes de santé, ma tournée que j'ai dû interrompre...Plus on attend plus il faut que j'arrive avec quelque chose que l'on avait raison d'attendre."


"C'est pas parce que je ne sors pas de disque que je suis en manque d'inspiration. C'était tout à fait le contraire. J'ai passé beaucoup de temps à choisir les morceaux que j'allais mettre sur ce disque."

En 2018 que reste-t'il du Polnareff le provocateur?

L'affiche de Polnarévolution sur laquelle il montrait ses fesses et qui avait créer tant de polémiques est aujourd'hui dans les musées (Beaubourg et New-York" et Polnareff s'en amuse "Je suis passé en correctionnelle pour attentat à la pudeur, maintenant on me demande l'autorisation pour pouvoir la montrer !"

Poutine, Trump, une certaine admiration

Vladimir Poutine est l'homme politique qui semble avoir marqué le plus Michel Polnareff

" C'est pas de la provocation d'admirer Poutine. C'est un chef d'état qu'on comprend alors qu'il y en a d'autres qu'on comprend un peu moins."


Et Donald Trump?
"Ce qui me plaît chez lui c'est que c'est un président qui parle "rue" . on ne le sent pas dans une tour d'ivoire pas au courant des besoins des gens. Je ne dis pas qu'il est parfait. Je n'aime pas son attitude par rapport à l'avenir de la planète !"

Les coups de ceinture du père

"Devrais-je en vouloir à mon père de m'avoir traité en esclave des musiciens classiques Chopin ou Debussy? 10 heures de piano par jour ça fait beaucoup d'heures ! Je ne peux pas lui reprocher.

Le seul truc que je lui reproche c'est de m'avoir donner des coups de ceinture à chaque fois que je faisais une fausse note ou que je chantais faux. Je lui ai pardonné. C'était très important de lui pardonner.

Johnny ce héros

"Pour moi Johnny est un grand héros. Il a montré un héroïsme extraordinaire jusqu'à la fin. Je ne sais pas comment il a pû faire les Vieilles Canailles. Il faut un courage extarordinaire, je sais qu'il souffrait déjà beaucoup. Quand on a un ami on n'a pas envie de savoir qu'il est dans la douleur. On a envie qu'il s'en aille. On serait égoïste de pas souhaiter qu'il s'en aille".