Michel Berger : ses plus célèbres interprètes en 12 chansons

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 02/08/2012 à 08H54
Michel Berger et France Gall à la télévision française au début des années 80

Michel Berger et France Gall à la télévision française au début des années 80

© Benaroch / SIPA

Michel Berger avait le don de cerner et comprendre l'âme des artistes avec lesquels il collaborait. Il leur a offert des chansons inoubliables. Au détriment, parfois, de sa propre carrière d'interprète. En vidéo, petit florilège des interprètes emblématiques de ses oeuvres, vingt ans après sa disparition brutale.


France Gall : "La déclaration d'amour" (1974), par la compagne (épousée en 1976, deux ans après leur rencontre) et la muse. Le premier succès scellant leur union artistique et personnelle. Une union qui a complètement relancé la carrière au point mort de France Gall, ex-"Poupée de cire, poupée de son" des Sixties...


Françoise Hardy : "Message personnel" (1973), chanson-titre du 14e album de la chanteuse, elle marquera un tournant dans la carrière de Françoise Hardy. C'est Michel Berger qui, très intéressé par sa voix, lui a suggéré d'écrire un texte parlé en préambule à la chanson.


Daniel Balavoine : "SOS d'un Terrien en détresse" (1978), ici lors d'un "Grand Echiquier" avec Michel Berger et Luc Plamondon en 1985. Extrait du célèbre opéra-rock "Starmania" (1978) co-signé Berger-Plamondon, façonné pour la voix aiguë et cristalline de Balavoine (qui interprétait le rôle de Johnny Rockfort), il s'agit de l'un des "tubes" de l'ouvrage, qui a contribué à le propulser.


Fabienne Thibault : "Les uns contre les autres" (1978), extrait de "Starmania", où la chanteuse québécoise incarnait le personnage de Marie-Jeanne. L'opéra-rock de Berger et Plamondon a lancé sa carrière européenne. Pour mémoire, le rôle fut repris en 1988 par Maurane lors d'une nouvelle version de "Starmania".


Claude Dubois : "Le blues du businessman" (1978), toujours extrait de "Starmania". Le rôle de Zéro Janvier et cette chanson emblématique (reprise en 1985 par... Bernard Tapie !) ont constitué la principale incursion européenne de ce chanteur et homme de télévision québécois très connu dans son pays.


Elton John : "Donner pour donner" (1980), en duo avec France Gall. Une chanson bilingue co-écrite par Michel Berger et Bernie Taupin (le célèbre parolier de la star anglaise), en face B de leur autre duo, "Les aveux", tout en français.


Johnny Hallyday : "Quelque chose en nous de Tennessee" (1985), hommage à l'écrivain-dramaturge américain Tennessee Williams (1911-1983), chanson-phare de l'album "Rock'n'roll Attitude", un disque que Michel Berger a entièrement écrit et réalisé à la demande de Johnny, s'inspirant avec finesse du vécu et de la personnalité de son interprète.


Diane Tell : "La légende de Jimmy" (1990), extrait du second opéra-rock du tandem Berger-Plamondon, ici interprété aux côtés de Renaud Hantson. Si ce second ouvrage commun, dédié à James Dean, n'a pas reçu l'accueil triomphal de "Starmania", il a offert un rôle (la groupie de "Jimmy" Dean) et un joli tube à la chanteuse québécoise.


Peter Kingsbery : "Only the very best" (1992), version anglaise de "SOS d'un Terrien en détresse" pour "Tycoon", l'adaptation anglosaxone de "Starmania". Le chanteur du duo pop américain Cock Robin, très célèbre dans la seconde moitié des années 1980, montre l'étendue de sa tessiture dans cette reprise remarquée de la chanson écrite pour Daniel Balavoine.


Cindy Lauper : "The World is stone" (1992), adaptation pour "Tycoon" de "Le monde est stone", chanson de "Starmania" interprétée autrefois par Fabienne Thibault


Véronique Sanson : "Seras-tu là ?" (1975), en 1993 à la télévision québécoise. Michel Berger fut le compagnon de Véronique Sanson, et le producteur de ses deux premiers albums. La chanteuse l'a quitté en 1972 pour démarrer une nouvelle vie aux Etats-Unis. De nombreuses années plus tard, elle a repris ce titre de Michel Berger, et quelques autres, sur scène puis dans un album live en 2000.


Juste pour l'émotion. Coluche reprend "Si maman si" -un "tube" écrit pour France Gall en 1977- accompagné au piano par Michel Berger pour la télévision française en 1980. Inspirés par les initiatives planétaires des musiciens anglosaxons (Live Aid en 1985...), Coluche, Daniel Balavoine et Michel Berger furent des artistes français en pointe dans les engagements humanitaires et sociaux.