Diaporama 9 photos
Par Laure Narlian @Culturebox

Le photographe Pierre Terrasson expose ses polaroïds de stars

Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 20/09/2012 à 19H35
  • Alain bashung, 1991
    01 /09
    Alain bashung, 1991
    Pierre Terrasson : "J'aimais faire des polaroïds pour m'amuser, à la fin des séances dans mon studio quand elles se passaient bien. Ce n'était pas systématique. J'aimais les offrir aux artistes; c'était comme un cadeau. Du coup j'ai donné le top".
    © Pierre Terrasson
  • Julie Delpy, 1990.
    02 /09
    Julie Delpy, 1990.
    "Julie Delpy était craquante. C'est une très belle femme avec une peau diaphane. J'ai fait plusieurs séances avec elle. Je me souviens qu'un jour où il ne faisait pas beau, elle éclairait littéralement la rue. En studio, j'aimais changer mes fonds, construire mes décors un minimum. Ici c'est du papier kraft marouflé." 
    © Pierre Terrasson
  • Philippe Léotard
    03 /09
    Philippe Léotard
    Pierre Terrasson : "Ce transfert est particulièrement réussi. Philippe Léotard était le seul mec qu'il ne fallait pas faire car il ne tenait pas debout. A l'origine j'avais prévu un fond blanc. Je me retourne, il était allongé par terre. Je me suis dit, on ne va pas s'en sortir. Je l'ai assis et j'ai mis un guéridon sous son coude pour qu'il tienne sa tête dans sa main."
    © Pierre Terrasson
  • Jacno
    04 /09
    Jacno
    Pierre Terrasson : "Jacno avait ce côté diablotin. J'ai fait le polaroïd, il l'a trashé, il s'est fait des dents de vampire et puis il me l'a offert. C'est un beau cadeau, rigolard".
    © Pierre Terrasson
  • Serge Gainsbourg, 1988
    05 /09
    Serge Gainsbourg, 1988
    Pierre Terrasson : "C'est l'époque du dernier Zénith, de "You're Under Arrest". J'avais un père directeur d'Opéra, du coup j'ai le goût de la mise en scène. J'aime trouver un climat. Pour cette séance, la lumière donnait l'impression qu'il était en taule. Ce jour-là on a d'ailleurs fini la séance au commissariat d'Aubervilliers, pour un faux interrogatoire.
    © Pierre Terrasson
  • Vanessa Paradis, 1989.
    06 /09
    Vanessa Paradis, 1989.
    Pierre Terrasson : "C'est l'époque de Coupe-Coupe Mosquito. J'ai fait les pochettes des singles. Ce jour-là, elle faisait la gueule. J'avais été la chercher Porte de La Villette pour l'amener dans mon studio à Aubervilliers. Mon décor à la con l'emmerdait. Elle voulait faire les photos dans un parking".
    © Pierre Terrasson
  • Salvatore Adamo
    07 /09
    Salvatore Adamo
    Pierre Terrasson : "C'est le seul studio que j'ai fait avec Adamo. Le tampon en relief ? C'est un tampon à sec, une pince avec un logo qui authentifie la photo. Car cette exposition s'adresse surtout aux collectionneurs. C'est une petite galerie mignonne. L'encadrement est soigné, ce sont de petites boîtes avec un plexiglas qui permet de voir le polaroïd d'une façon assez brute."
    © Pierre Terrasson
  • Téléphone, 1985
    08 /09
    Téléphone, 1985
    Pierre Terrasson : "Ce sont les prises de vue du dernier 45T de Telephone "Le Jour se lève". Nous sommes au studio Miraval, dans le sud, un truc mythique dans les vignes. Ils se sont forcés à sourire. C'était la guerre, c'était fini. On devait faire les photos à midi, on les a fait à minuit. Ce n'était jamais le moment, ils s'embrouillaient sans cesse. C'est une séance historique, l'une des dernières."
    © Pierre Terrasson
  • Lulu Gainsbourg
    09 /09
    Lulu Gainsbourg
    Pierre Terrasson : "Lulu était venu avec sa mère. Son père, que je connaissais bien, était mort déjà. Là il fait le con avec un polaroïd à la main. Le fond bleu, c'est une bâche. Ces photos n'ont quasi jamais vu le jour".
    © Pierre Terrasson

Dans le rock, on ne présente plus Pierre Terrasson. Photographe de presse, il a immortalisé les plus grandes icônes du genre, françaises et internationales, à la fin du siècle dernier, de Serge Gainsbourg, devenu un ami, à Lou Reed, de Téléphone à U2 et de Bashung à The Cure.

A la fin des séances qui se déroulaient dans son studio, Pierre Terrasson aimait faire quelques polaroïds. Alors que le "pola" était utilisé basiquement pour caler la lumière au début des prises de vue, il préférait fonctionner à l'envers, avec l'idée de réaliser en fin de parcours une pièce unique, en souvenir. Qu'il offrait souvent. Et gardait, parfois. Il y a quelques années, il a réalisé qu'il était assis sur un trésor composé de véritables pièces uniques. De petits bijoux pour collectionneurs. Aujourd'hui, il expose une quarantaine de ces polaroïds accompagnés d'une poignée de "transferts", une technique plus recherchée qui consiste à écraser "la chimie" d'un polaroïd sur un support papier humecté.

Il commente pour l'occasion neuf de ces pièces uniques à aller voir jusqu'au 30 septembre.

Galerie Batignolle's Art
Jusqu'au 30 septembre
35 rue de la Condamine
75017 Paris