L'héritage de Charles Trenet toujours contesté

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 03/01/2012 à 17H56
Charles Trenet

Charles Trenet

© Archives du 7e Art/photo12

Cette fois c'est une septuagénaire de Béziers, qui se dit la petite-cousine du Fou chantant, qui a déposé plainte.

Comme d'autres avant elle, Annick Caussat doute que Charles Trénet, mort en 2001 à l'âge de 87 ans, jouissait de toutes ses facultés quand il a désigné comme unique héritier, son secrétaire personnel Georges El Assidi.
L'avocat de cette retraitée de 70 ans, Maitre Gérard Deplanque a déposé le 22 décembre une plainte contre X avec constitution de partie civile auprès du tribunal de Créteil (Val-de-Marne). La plainte vise un abus de faiblesse "caractérisé". "On devrait sans trop de problème rapporter la preuve que Charles Trénet était un simple d'esprit au moment où il a rédigé son testament", a déclaré  l'avocat du barreau de Perpignan.

 

https://videos.francetv.fr/video/NI_128955@Culture

 

Interrogé par l'AFP, M. El Assidi, l'ancien secrétaire personnel de M.Trenet a répondu "ne pas connaître" cette femme, ajoutant qu'elle avait été "manipulée". "Il y a quelqu'un qui a dû aller la voir pour la convaincre de porter plainte. Elle a été manipulée comme le neveu de Charles Trenet, Wulfran, et sa demi-soeur Lucienne avant elle", a-t-il affirmé.

Pendant plusieurs années, des parents de Charles Trénet ont accusé Georges El Assidi d'avoir profité de la faiblesse du chanteur pour mettre la main sur un patrimoine évalué à plusieurs millions d'euros. Des plaintes pénales n'ont pas abouti. En septembre, la justice civile a débouté le neveu et la demi-soeur de Charles Trénet ainsi qu'un Québécois qui affirme être le fils caché du chanteur.

Annick Caussat s'est constituée partie civile alors que les autres procédures ont échoué. "Si je me constitue partie civile aujourd'hui, c'est à la fois pour
défendre l'honneur de la famille et pour éviter que le patrimoine de Charles Trénet ne soit disséminé", explique-t-elle sur le site internet du quotidien
l'Indépendant, "croyez-moi, ce n'est pas une question de gros sous".