Johnny Hallyday est-il un évadé ou un exilé fiscal ?

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/01/2014 à 17H18, publié le 16/01/2014 à 16H26
Johnny Hallyday sur scène le 2 juin 2013 à Bordeaux.

Johnny Hallyday sur scène le 2 juin 2013 à Bordeaux.

© Nicolas Tucat / AFP

Suite à la diffusion d'une enquête sur le rocker à la Radio Télévision suisse, un député PS demande à Johnny Hallyday de clarifier sa situation fiscale en France. Yann Galut pose la question : Johnny est-il un exilé fiscal (ce qui est légal) ? Ou bien un évadé fiscal (ce qui est répréhensible) ?

Pour les besoins de l'enquête diffusée sur la Radio Télévision suisse, des journalistes ont suivi "les déplacements du couple Hallyday sur près de 2 ans" via des photos géolocalisées et datées que Johnny et Laeticia ont eux-mêmes publiées sur les réseaux sociaux Instagram ou Twitter."

Il y apparaît que "le couple ne passe que très peu de temps dans son chalet suisse de Gstaad, leur résidence principale et domiciliation fiscale", résume le député Yann Galut dans un communiqué.

Or, souligne cet ex-rapporteur du projet de loi sur la fraude fiscale à l'Assemblée nationale, "M. Jean-Philippe Smet a l'obligation légale de résider au minimum 6 mois et un jour dans le canton bernois pour pouvoir bénéficier du forfait fiscal suisse extrêmement avantageux".
   
"Si ces révélations s'avèrent réelles, M. Jean-Philippe Smet passerait de la catégorie d'exilé fiscal - qui, bien que parfois immorale, est légale -, à la catégorie des évadés fiscaux, elle, particulièrement scandaleuse et totalement répréhensible. Il pourrait être poursuivi par la justice française pour avoir organisé une fraude à l'impôt", selon cet avocat de profession.
   
Rappelant que le gouvernement français a durci la législation contre la fraude et l'évasion fiscale et que plus de 11.000 évadés fiscaux ont demandé à régulariser leur situation depuis juin 2013, il juge que "la suffisance affichée par le couple Hallyday, qui, ouvertement, méprise les règles fiscales suisse et française, est tout bonnement insupportable".
   
Et de demander "instamment à Jean-Philippe Smet de clarifier sa situation fiscale et à Bercy de vérifier ses dires avec tout le sérieux et la diligence nécessaire à une affaire aussi symbolique".