INTERVIEW. Jane Birkin joue son Gainsbourg symphonique

Par @Culturebox
Mis à jour le 07/11/2017 à 11H46, publié le 27/03/2017 à 12H56
Jane Birkin invitée sur le plateau de  France 2 pour présenter son album et sa tournée "Birkin, Gainsbourg symphonique"

Jane Birkin invitée sur le plateau de  France 2 pour présenter son album et sa tournée "Birkin, Gainsbourg symphonique"

© France 2 / Culturebox

Après plusieurs épreuves douloureuses de la vie, Jane Birkin revient avec un nouvel album des plus grands classiques de Serge Gainsbourg et une tournée accompagnée par un orchestre symphonique. Invitée du 20 heures de France 2, la chanteuse évoque cette double passion amoureuse musicale qu'elle continue de faire vivre.

Pour la première fois Jane Birkin reprend Serge Gainsbourg en version symphonique. Son nouvel album "Birkin, Gainsbourg : le Symphonique" réunit 21 classiques de l'auteur compositeur interprète disparu en 1991. 

De "Jane B." à la "La Javanaise" en passant par  "Dépression au-dessus du jardin" ou "les Dessous chics",  l'arrangement de l'album a été confié au compositeur japonais Nobuyuki Nakajima.

A 70 ans, la chanteuse n'a rien perdu de sa légèreté, smoking noir et baskets blanche, elle repart en tournée accompagnée de différents orchestres symphoniques. Invitée sur le plateau de France 2, elle livre ses souvenirs de jeunesse et ce qui l'anime encore. 

https://videos.francetv.fr/video/NI_953441@Culture

Gainsbourg symphonique, une évidence 

Jane Birkin et Serge Gainsbourg se sont aimés bien plus longtemps que le temps d'une chanson. Birkin-Gainsbourg, c'est une sacrée partition. Une partition qui n'en finit pas de s'écrire. Il aura fallu un concert au Japon pour que germe peu à peu l'idée de réarranger 21 chansons avec un orchestre symphonique. Des chansons qui semblaient faites pour ça tant Serge Gainsbourg s'inspirait des compositions classiques. Le compositeur a en effet souvent emprunté des thèmes à des compositeurs classiques. L'un des meilleurs exemples reste "Baby alone in Babylone", que Gainsbourg a adapté pour Jane d'un thème de la Symphonie n°3 de Johannes Brahms.  

"Elle continue à faire vivre Gainsbourg" 

Une histoire d'amour entre un homme, une femme et la musique, mais aussi une histoire d'amour entre Jane et son public. "Elle est mythique, elle est intemporelle. Elle a cette aura autour d'elle, cette classe", explique une jeune femme. "Elle continue à faire vivre Gainsbourg en le chantant et en l'interprétant", ajoute une autre fan venue l'écouter. Une histoire à deux voix, des voix qui s'entremêlent, se quittent et se retrouvent pour toujours et à jamais comme disent les poètes. "Je savais que ça n’allait pas être banal", explique Jane Birkin en parlant de cette aventure symphonique sur scène. Un hommage à celui qui a tout écrit pour elle. Serge "m'a écrit des chansons comme si c'était sa face B féminine fêlée", confie la chanteuse invitée sur le plateau du journal de 20 heures ce dimanche 26 mars.

Une rencontre qui avait mal démarré

C'est en 1968, sur le tournage du film "Slogan" que Serge Gainsbourg et Jane Birkin se sont rencontrés pour la première fois. Au début, Gainsbourg "snobait" Birkin et la réalisation du film en souffrait. Pierre Grimblat décide de changer le cours des choses en les invitant à un diner, auquel il avait prévu de ne pas venir (en jouant en quelque sorte à quitte ou double). Sans témoin à ce repas, Gainsbourg et Birkin se sont finalement réconciliés et ont entamé leur relation amoureuse. 

Je me suis rendue compte que Serge Gainsbourg était timide et raffiné et qu'il n'était pas comme tout le monde, il s'en foutait de comment j'allais.
Peu à peu, je me suis rendue compte du précieux de ce personnage

Birkin la face B de Gainsbourg

Il y avait Gainsbourg le poète, et Gainsbarre le loubard. Il y avait l'homme à la tête de chou et celui au cœur d'artichaut. Il y avait la face A et la face B se souvient Jane Birkin, "Il avait une face B, une face féminine, fêlée".

Gainsbourg, écorché vif, éternel amoureux de toutes ses femmes et papa adorateur de sa fille Charlotte. Une famille, un bateau, un petit monde toujours porté par la musique et les arts où chacun exprimait son talent. "C'est une grande chance que nous avons de pouvoir nous exprimer", souligne la comédienne qui s'émeut en découvrant pour la première fois une archive de Serge Gainsbourg, Kate et Charlotte au restaurant.