Bilan en demi-teinte pour les Francofolies

Par @Culturebox
Mis à jour le 08/07/2014 à 19H07, publié le 15/07/2012 à 16H12
Moriarty aux Folies matinales des Francofolies, au Muséum d'Histoire naturelle, le 13 juillet 2012

Moriarty aux Folies matinales des Francofolies, au Muséum d'Histoire naturelle, le 13 juillet 2012

© Xavier Leoty / AFP

Affectées par les intempéries et la crise, les Francofolies se terminent dimanche sur une fréquentation en baisse avec 85.000 spectateurs

Le festival créé en 1985 à La Rochelle a été particulièrement perturbé par la pluie et le vent, qui ont obligé les organisateurs à annuler à la dernière minute une soirée de concerts en plein air vendredi.

Les organisateurs des Francofolies espéraient un total de 85.000 spectateurs d’ici à la clôture dans la nuit de dimanche à lundi, contre 89.000 l’an dernier, un record.

"En 2011, nous avions bénéficié de l'effet David Guetta (qui avait assuré  le concert de clôture, ndlr). Cette année, la mauvaise météo et la crise ont  joué", a estimé Gérard Pont, le patron des Francofolies, lors d'une conférence de presse, rappelant qu'il  s'agissait d'une année difficile pour la plupart des festivals de musiques  actuelles.

Inconnues sur le bilan financier
Il a indiqué qu’il n’était pas en mesure de tirer un  bilan financier du festival, en raison de la difficulté à évaluer la perte  financière entraînée par l'annulation de la soirée de vendredi, qui affichait  pourtant complet avec 12.000 spectateurs.

Des  rafales de vent de plus de 70 km/heure ont contraint les organisateurs à annuler la soirée réunissant entre autres Thomas Dutronc, Charlie Winston et Caravan Palace sur la plus grande scène en  plein air du festival.

"On s'est assuré sur la billetterie, même si on a vendu plus de billets qu'on en avait assuré. Mais on n'a pas du tout assuré les revenus annexes, les revenus des partenaires, les revenus du bar, du restaurant. C'est vrai que ça va être une perte importante, pas prise en compte sur l'assurance, même si les  partenaires ont plutôt envie de nous aider", a-t-il dit.

Exporter les Francos aux Etats-Unis
Malgré ces difficultés, Gérard Pont a dressé un bilan positif du festival. "On n'a jamais eu une édition aussi riche. Je trouve qu'on a fait des choses uniques, originales, c'est une édition extrêmement différente des autres et de ce que proposent les autres festivals", s'est-il réjoui.

Il s'est félicité notamment du succès des "Folies matinales", des concerts intimes et insolites organisés à 11h au Muséum d'histoire naturelle et à la chapelle Saint Vincent.

Enfin, le président des Francos a dévoilé un projet d'exporter le festival à  New York en septembre 2013. « Le principe, ce serait d'organiser trois soirées dans une salle new-yorkaise : une soirée hommage à Edith Piaf, une sur la world francophone et la dernière sur l'électro française", a-t-il détaillé. "L'idée, c'est de toucher les Américains et de les sensibiliser aux  Francofolies, je trouve que c'est bien de montrer que les anglo-saxons peuvent aimer ce qu'on fait", a-t-il dit.