France Gall : hommage en 10 tubes et vidéos éternels

Par @Culturebox
Mis à jour le 08/01/2018 à 16H10, publié le 07/01/2018 à 13H41
France Gall, éternelle femme-enfant, ici en 1984.

France Gall, éternelle femme-enfant, ici en 1984.

© Sipa

France Gall est décédée dimanche 7 janvier, emportée par un cancer à l'âge de 70 ans. La chanteuse, née Isabelle Gall dans une famille de musiciens, laisse des dizaines de tubes, dont les dix chansons ci-dessous, par ordre chronologique, la plupart composées par son époux Michel Berger, disparu prématurément en 1992. Pour se souvenir de celle qui donnait "tout pour la musique".

1.
"Poupée de cire, poupée de son" 1965

Après son premier succès avec la chanson pour enfants qu'elle n'aimait pas écrite par son père, "Sacré Charlemagne" en 1964, France Gall entre dans l'histoire avec "Poupée de cire, poupée de son". C'est avec cette chanson écrite par Serge Gainsbourg que France Gall remporte l'Eurovision en 1965 pour le compte du Luxembourg. Elle l'interprétera en six langues dont le japonais.

France Gall à l'Eurovision en 1965 : "Poupée de cire, poupée de son"
2.
"Bébé Requin" (1968)

Après ses tubes avec Gainsbourg, dont la chanson à double sens "Les Sucettes" dont elle mit, de son propre aveu, quelques années à comprendre le sens, de nouveaux auteurs, Frank Thomas et Jean-Michel Rivat, associés au compositeur (et chanteur) Joe Dassin, écrivent à cette adorable femme-enfant le succès "Bébé requin".

3.
"La déclaration" 1974

Première chanson écrite par Michel Berger pour France Gall et premier tube d'une longue liste de ce couple mythique de la chanson française. "La déclaration" a de fait marqué un tournant dans la vie professionnelle de France Gall. Suivront un an plus tard, leur premier album, "France Gall" et leur mariage en 1976.

 

4.
"Si maman si" (1977)

Une chanson signée Michel Berger, comme toutes les suivantes, au texte mélancolique qui a marqué toute une générations d'adolescent(e)s. "Si maman si/ Maman si tu voyais ma vie/ Je pleure comme je ris/ Mais mon avenir reste gris/ Et mon coeur aussi".

 

5.
"Viens, je t'emmène" (1978)

Cette chanson au rythme entraînant a récemment été reprise par la chanteuse et actrice Louane devant une France Gall ravie. "Viens, je t'emmène/ Où les étoiles retrouvent la lune en secret/Viens, je t'emmène/Où le soleil le soir va se reposer"...

6.
"Il jouait du piano debout" (1980)

Le morceau écrit par Michel Berger en hommage au chanteur-pianiste américain de rock, Jerry Lee Lewis, qui jouait debout et aborde ce faisant le sujet de la différence. "Les gens qui ne sont pas comme nous, ça nous dérange". A Paris Match, France Gall confiait en 1982 : "Lorsque j'ai fait "Il jouait du piano debout", tant de gens se sont reconnus dans ce thème : celui de la différence. Celui de l'amour et du rythme aussi". 

7.
"Résiste" (1982)

C'est une des chansons les plus emblématiques pour toute une génération militante et à la recherche de plus de solidarité, avec notamment les Chanteurs pour l'Éthiopie ou encore la création des Restos du coeur. En 2015, France Gall donne le nom de cette chanson à sa comédie musicale, hommage à Michel Berger.
 

 

8.
"Cézanne peint" (1985)

Cette chanson sur le peintre Paul Cézanne a été "composée (toujours par Michel Berger) l'été dans la campagne d'Aix, dans une maison face à la Sainte-Victoire, à côté de l'atelier de Cézanne", écrivait France Gall en 2004 dans le livret de son intégrale "Evidemment". "Quand Michel m'a joué la chanson, j'ai pleuré alors que c'est pas triste", se souvenait-elle.

9.
"Ella, elle l'a" (1987)

Une chanson hommage à la grande chanteuse de jazz Ella Fitzgerald que Michel Berger admirait et avait en tête depuis les années 70. Extraite de l'album "Babacar", elle reste l'un des plus gros succès de France Gall. 

10.
"Evidemment" (1987)

Cette chanson a été écrite après la disparition leur ami Daniel Balavoine, mort dans un accident d'hélicoptère en janvier 1986 en marge du Paris-Dakar. "Evidemment, évidemment, on rit encore pour des bêtises comme des enfants, mais pas comme avant", chante France Gall dans ce texte sur l'impuissance face à la perte. Le texte la touchait tellement que France Gall dut s'y reprendre à plusieurs fois pour l'enregistrer, et n'y parvint finalement qu'en s'astreignant à ne pas penser à ce qu'elle chantait. 

France Gall : "Évidemment" (Michel Berger)