"Folk", le nouvel album de Nolwenn Leroy, hommage nostalgique aux années 70

Publié le 24/11/2018 à 16H28
Nolwenn Leroy, nostalgique des années 70 (ici aux 34e Fancoofolies de la Rochelle en juillet 2018).

Nolwenn Leroy, nostalgique des années 70 (ici aux 34e Fancoofolies de la Rochelle en juillet 2018).

© SADAKA EDMOND/SIPA

"Folk", c’est le titre du nouvel album de Nolwenn Leroy. Pour ce 7e opus, la chanteuse a choisi de rendre hommage aux artistes des années 70 qui l’ont inspirée : Nino Ferrer, Jacques Higelin, Nicolas Peyrac ou encore Francis Cabrel et Yves Simon. Au total treize titres qui fleurent bon la nostalgie.

En seize ans de carrière, Nolwenn Leroy n’a pas chômé. Depuis sa victoire en 2002 lors de la seconde saison de la Star Académy, la native du Finistère a maintenu le rythme, enregistrant 7 albums dont le plus marquant fut certainement "Bretonne", immense succès populaire (plus d’un million d’exemplaires vendus) de l’année 2010 qui l’a installée durablement dans le paysage musical français.

"Folk, une extension de Bretonne"

Le fait d’être une jeune maman (elle a accouché en juillet 2017 de Marin, le fils qu’elle a eu avec le tennisman Arnaud Clément) n’a apparemment pas entravé sa créativité : un an et trois mois après la sortie de "Gemme", un album de compositions originales , Nolwenn Leroy revient donc avec "Folk", un opus moins créatif puisqu’il s’agit d’un (énième) album de reprises, consacré aux chanteurs folk des années 70.

"J’aime cette époque, cette liberté qu’avaient les artistes qui parlaient d’environnement, de paix, d’amour. C’est aussi peut-être lié à mon projet 'Bretonne', je le vois comme une extension car les tout débuts de la musique folk en France, c’était la musique celtique"

 confie la chanteuse à Youssef Bouchikhi.

Reportage : Y. Bouchikhi / A. Jacquet / P. Touileb / M. Gioka 

Des titres cultes mais "qu'on entend moins"

Qui trouve-t-on derrière cette étiquette "Folk" ? Des artistes masculins (à croire qu’à cette époque les femmes étaient sous-représentées...) pour la plupart français (9 contre 4 "étrangers") et auteurs interprètes emblématiques de titres qui ont marqué leur époque mais que selon Nolwenn Leroy "on entend trop rarement aujourd'hui ".

Voici les 13 titres et leur interprète :  "La Rua Madureira" de Nino Ferrer, "Je ne peux plus dire je t'aime" de Jacques Higelin, "Diabolo-menthe" d'Yves Simon, "Virages" d'Yves Duteil, "Je t'aimais, je t'aime, et je t'aimerai" de Francis Cabrel , "So Far Away From L.A." de Nicolas Peyrac, "Petite fille de rêve" de Jean-Michel Caradec, "Marions les roses" du groupe de musique traditionnelle Malicorne, "On est comme on est" de Renaud Detressan, "Sacré Géranium" en duo avec le néerlandais Dick Annegarn", Suzanne" dans la version du néo-zélandais Graeme Allwright, "Jolie Louise" du canadien Daniel Lanois et "Hollywood" de l'américain David McNeil.
Interrogée par Youssef Bouchikhi sur le caractère nostalgique de cet album, Nolwenn Leroy répond qu'elle "est née nostalgique" et d'ajouter : C'est un sentiment qui me réconforte. Il y a des moments où j’ai besoin de me replonger dans cette madeleine et ces souvenirs de l’enfance".

Les prochains concerts de Nolwenn Leroy : le 29 novembre 2018 à Rodez puis les 26 et 27 mars 2019 au Trianon à Paris. D'autres dates sont prévues jusqu'en mai prochain.