Festival Tempo Latino : une 25e édition hyper festive dans le Gers

Par Marguerite van Peeebles @Culturebox
Mis à jour le 02/08/2018 à 11H37, publié le 26/07/2018 à 09H07
La chanteuse Calypso Rose à la fin de son concert en juillet 2017, accompagnée d'Eric Duffau, le président du festival depuis ses débuts.

La chanteuse Calypso Rose à la fin de son concert en juillet 2017, accompagnée d'Eric Duffau, le président du festival depuis ses débuts.

© Christophe Lasserre

Le festival de musiques latines Tempo Latino fête son 25e anniversaire du 26 au 29 juillet, à Vic-Fezensac dans le Gers. Cette année, les arènes seront le théâtre des performances de huit groupes et artistes. Tout au long de ce long week-end festif, d'autres concerts seront proposés, du début de la journée jusqu'au petit matin, ainsi que diverses activités.

Mondialement connu et reconnu, le festival a déjà accueilli des artistes aussi prestigieux que Compay Segundo, Ernesto Tito Puentes, Celia Cruz, Oscar D’Leon, Raul Paz, Manu Chao, Kassav, Willie Colon et beaucoup d'autres...
Son président Eric Duffau, à l’origine du projet en 1993, décrit cette nouvelle année comme "une histoire vivante". Cette nouvelle édition consiste en "un festival qui se souvient de ceux qui ont marqué Tempo mais aussi, qui renouvelle sa palette artistique, qui innove et propose, comme toujours, des découvertes musicales différentes et parfois inédites".

C’est ainsi que chaque soirée propose un thème bien particulier, toujours dans l'idée de "défendre le métissage culturel de la musique Afro-cubaine et latine dans sa dimension internationale".

Une programmation aussi variée qu'attirante

Le thème de la soirée d'ouverture de ce jeudi soir est "à wax toute", mettant à l'honneur des artistes originaires du Bénin.  Le premier groupe à monter sur scène est Gangbé Brass Band, une fanfare qui a presque le même age que le festival (créée en 1994). Elle est considérée comme l'un des plus importants orchestres de cuivres d'Afrique. La chanteuse, trois fois lauréate aux Grammy Awards, Angélique Kidjo prendra le relai en deuxième partie de soirée.
Vendredi soir, places aux "rythmes en fusion". Au programme ? The Souljazz Orchestra, une formation canadienne de six musiciens, forméee en 2000. L'énergique formation va délivrer un afrobeat audacieusement envoûtant et contagieux !  Après eux, c'est à  Havana Meets Kingston de mettre l'ambiance. Ce projet insolite est piloté par la producteur australien Misty Savona : une rencontre inédite entre des artistes des deux îles voisines que sont Cuba et la Jamaïque.

 

Un public en liesse lors de la précédente édition

Un public en liesse lors de la précédente édition

© Bernard Dugros
La "vuelta de los ritmos" est à l'honneur samedi soir. Le groupe franco-argentin Plaza Francia Orchestra présente son exploration musicale où il revisite les orchestres tipicas de Buenos Aires, alliant pop et tango. C'est Amparanoïa qui continue de faire swinguer los ritmos, mêlant différentes racines musicales, comme blues, soul, boléro, rancheras, rumbas, musiques populaires sud-américaines.

Enfin, pour l'ultime soirée, c'est New York la vedette. Joe Bataan meets Setenta démarre les festivités : le "king du latin soul" se produit avec la Setenta, leur collaboration introduit la salsa newyoricaine dans l'univers du funk, comme dans les années 70. Le New York Salsa All Stars cloture cette édition. Créée à fin des années 90, cette formation réunit 10 grands musiciens et le  Mercadonegro, l'orchestre de Celia Cruz. Ce groupe est un symbole du barrio new-yorkais et un emblème de la Salsa Dura. 

 

Une riche programmation off  

Si les concerts des arènes sont emblématiques du festival, ils ne sont pas les seuls à composer son ADN. Les satellites "géo-rythmiques" des deux scènes la Conga et Cap Tempo proposent des concerts gratuits tout au long du festival, afin de découvrir des nouveaux talents. Cette année sont présents: Conga Libre, los Cigarillos en el Shtruddel, Orkesta Mendoza, Piston, Cuarteto sabor Cubano, la Marcha, Okilakua et Kolingo.

Egalement, plusieurs dj's originaires des quatres coins de la France vont faire chauffer leur platines pour faire danser les festivaliers : Pino, Mabê la Yubana,  Emile Omar, Mansamat et Caroll.   

 

Une masterclass l'année passée

Une masterclass l'année passée

© Bernard Dugros
Pour ceux qui ont de l'énergie à revendre, des stages existent. En musique, un stage multi-instrumental, un autre réservé aux enfants ou encore initiations aux percussiosn pour adultes se tiennent, pour plus de 120 inscrits. En danse, 9 professeurs forment plus de 600 personnes, lors de masterclass, stages évolutifs ou encore mambo session.

Il y a aussi de nombreuses animations prévues, pour les sportifs, les flâneurs, les aventuriers... à condition de se frayer un chemin dans la foule des danseurs occupant jour et nuit dans les rues de Vic-Fezensac !