A la Milan Fashion Week outre les hommes sur les podiums, il y aura des femmes

Mis à jour le 15/06/2018 à 13H55, publié le 15/06/2018 à 13H46
Prada printemps-été 2016 en juin 2015 à Milan

Prada printemps-été 2016 en juin 2015 à Milan

© Getty Images

Les maisons italiennes Alberta Ferretti et Ermenegildo Zegna donneront le 15 juin au soir le coup d'envoi de la semaine de la mode masculine de Milan qui s'affiche dans une version de plus en plus... féminine. Aux côtés des 28 défilés présentant le printemps-été 2019, 36 présentations sont au programme de même que des expositions et des fêtes.

Après la semaine londonienne, achevée le 11 juin, la capitale lombarde accueille 28 défilés de prêt-à-porter pour le printemps-été 2019 (ainsi que Dolce&Gabbana hors calendrier officiel) du 15 au 19 juin 2018. Parmi eux : 13 défilés mixtes (baptisés co-ed) et pour la première fois 2 défilés uniquement féminins. 

C'est l'un d'eux qui lance la Fashion Week avec la styliste Alberta Ferretti, tandis qu'Aalto, une marque franco-finlandaise qui défilait jusqu'ici à Paris, est programmée lundi. "Le calendrier de cette édition répond aux défis imposés par la dimension mondiale et fluide de la mode", avec un marché et des Fashion Week en continuelle évolution, a souligné le président de la Chambre de la Mode italienne, Carlo Capasa. "La présence de collections femmes dans le calendrier est un signal de la centralité de Milan dans le panorama des Fashion Weeks, comme espace d'expression de la créativité et centre du business", a-t-il ajouté.

La mode italienne retrouve des couleurs

Après quelques années difficiles, l'industrie italienne de la mode - la deuxième en termes d'importance dans la péninsule - a retrouvé des couleurs. Elle a vu son chiffre d'affaires croître l'an passé de 3,2% à 94 milliards d'euros, selon les chiffres provisoires de la Confindustria Moda, le patronat du secteur, qui emploie 580.000 personnes. La seule mode masculine a progressé de 3,4%, portée par la hausse des exportations (+5,2%), qui représentent 65,5% des ventes.

Un programme plus réduit mais dense

Avec le développement du co-ed et le fait que certains maisons privilégient d'autres types d'événements, en raison du coût des défilés et des bouleversements induits par les réseaux sociaux, la semaine de la mode milanaise est plus réduite que l'an passé (32 défilés) même si le programme des trois jours et demi est dense. Les grands noms de la mode italienne, qui sont aussi des poids-lourds au niveau mondial, sont au rendez-vous, à l'image de Versace et Dolce&Gabbana, Prada, Fendi et Giorgio Armani

Du côté des maisons étrangères, Dsquared2, des jumeaux canadiens Dean et Dann Catten, Plein Sport, la marque de vêtements de luxe de l'Allemand Philipp Plein, répondent de nouveau présents, au contraire de Dirk Bikkembergs, aux abonnés absents. La styliste britannique Stella McCartney, qui vient de reprendre le contrôle total de sa maison après 17 ans passés au sein du groupe Kering, revient, elle, à Milan, avec un show mixte, après quatre ans d'absence, 

Du côté des nouveaux, défileront pour la première fois Besfxxk, du duo coréen Bona Kim et Jae Lim, ainsi que Vien, du styliste italien Vincenzo Palazzo. Parmi les jeunes marques à suivre : Isabel Benenato, qui avait séduit les fashionistas en janvier avec son minimalisme sophistiqué, et M1992 du DJ styliste italien Dorian Stefano Tarantini, qui habille notamment le rappeur Kendrick Lamar et Rihanna et revendique un style "luxe dégénérescent".

Aux côtés des 28 défilés, 36 présentations sont au programme, de même que 20 événements -- exposition, cocktails, fêtes... Paris prendra ensuite le relais, avec les défilés masculins du 19 au 24 juin, puis la haute couture du 1er au 5 juillet 2018.